Les défenseurs des droits LGBTQ+ exclus des consultations prévues par la province

Les défenseurs des droits LGBTQ+ exclus des consultations prévues par la province
Les défenseurs des droits LGBTQ+ exclus des consultations prévues par la province

Les groupes de défense des droits des personnes 2SLGBTQI+ et certains professionnels de la santé critiquent vigoureusement la façon dont le gouvernement de l’Alberta organise des consultations sur ses politiques en matière de genre. Les invitations comprennent un accord de non-divulgation à signer pour participer.

Si la première ministre Danielle Smith veut vraiment entendre ce que nous avons à dire, elle peut organiser des consultations publiques où les membres de la communauté médicale pourront exprimer ouvertement ce que nous pensons. [de ses politiques en matière d’identité de genre]» déclare le Dr Jake Donaldson, un médecin de famille de Calgary qui prodigue des soins d’affirmation du genre.

Je comprends que certaines personnes ont des opinions très arrêtées sur cette question et que d’autres ne se sentent pas en sécurité pour en parler, mais en fin de compte, il doit s’agir d’un débat public.

Une citation de Dr Jake Donaldson, médecin de famille

Dans un courriel signé par un conseiller principal d’Alberta Health, la province indique que 40 organisations et individus ont été invités à participer à des discussions de groupe virtuelles sur les politiques proposées. Certaines d’entre elles visent à réglementer les opérations chirurgicales, les soins de santé affirmant le genre, l’expression de l’identité sexuelle des étudiants ainsi que la participation des femmes transgenres aux activités sportives.

Une porte-parole de la ministre provinciale de la Santé, Adrianna LaGrange, a écrit dans un courriel que les invitations avaient été envoyées. aux acteurs clésy compris des cliniciens qui travaillent avec des jeunes transgenres, des membres de la communauté transgenre et des bioéthiciens.

Besoin de plus de transparence

Le Dr Jake Donaldson dit avoir répondu à l’invitation qu’il a reçue en la déclinant et en demandant plus de transparence. Selon lui, cette invitation : [c’est aussi] clairement contraire à l’éthique », « texte » : « n’est pas seulement problématique : [c’est aussi] clairement contraire à l’éthique”}}”>n’est pas seulement problématique : [c’est aussi] clairement contraire à l’éthique.

Il n’est pas le seul à avoir refusé l’invitation, notamment en raison de l’accord de confidentialité.

Il n’y a pas de place pour un accord de non-divulgation lorsque les droits de l’homme sont menacésdéclare Amy Mendenhall, directrice exécutive de MAISONun organisation autochtone bispirituelle qui travaille dans le centre de la province.

Pour le porte-parole de la province, l’accord de non-divulgation, qui sera imposé pour une durée indéterminée, sert à assurer la confidentialité des discussions, ce qui signifie que les participants ne pourront jamais révéler ce qui a été dit.

Même si l’invitation semble mettre l’accent sur l’opinion des professionnels de la santé, le Dr Donaldson estime que les voix des communautés 2SLGBTQI+ devraient être au premier plan.

Les femmes ne devraient-elles pas être impliquées dans les conversations qui les concernent ? Est-ce que les gens de [la diversité ethnique] ne devrait-il pas participer aux conversations qui les concernent ?

Une citation de Dr Jake Donaldson, médecin de famille

Le fait qu’une si petite partie de cette communauté ait été impliquée dans ce processus décisionnel est un signe que [la première ministre] n’est pas sincèrement impliqué dans cette discussion.

Les groupes 2SLGBTQI+ souhaitent être consultés

Danielle Smith a prévenu que son gouvernement envisageait de présenter à l’automne prochain un projet de loi qui touche les personnes transgenres et non binaires, les jeunes et les adultes.

Depuis les politiques de janvier, de nombreux défenseurs des personnes 2SLGBTQI+, y compris des groupes professionnels de la santé et des droits humains, ont déclaré que ces politiques pourraient potentiellement nuire aux personnes transgenres et non binaires.

En février 2024, des centaines de personnes se sont rassemblées à Edmonton pour manifester leur soutien à la communauté transgenre de la province.

Photo : Radio-Canada / Charles Delisle

Certains groupes disent qu’ils n’ont pas été invités mais pensent qu’ils auraient dû l’être.

% s’identifient comme transgenres, nous devrions donc être inclus dans ces consultations », « texte » : « Nous sommes la seule organisation à proposer des programmes hebdomadaires aux jeunes, dont 80 % s’identifient comme transgenres, nous devrions donc être inclus dans ces consultations »} }”>Nous sommes la seule organisation à proposer des programmes hebdomadaires aux jeunes, dont 80 % s’identifient comme transgenres, nous devrions donc être inclus dans ces consultations.déclare Esjay Lafayette, directeur général de Centre de la fierté d’Edmonton, qui espère que la province reviendra sur sa politique.

Cela me brise le cœur qu’ils défendent ces politiques avec autant de ferveur tout en connaissant leurs conséquences néfastes. Cela m’attriste et me fait peur.

Une citation de Esjay Lafayette, directeur général du Pride Centre d’Edmonton

Rowan Morris, fondateur de Trans Droite YEG, qui défend les droits des personnes transgenres à Edmonton, affirme également qu’aucune invitation ne lui a été envoyée. Il espère cependant que davantage de membres de la communauté transgenre – et pas seulement des professionnels de la santé – seront impliqués dans les discussions futures.

Ne prendre en compte que les avis des professionnels de santé signifie que nous accordons plus d’importance à l’aspect médical de la transsexualité qu’à l’humanité de notre communauté.

Plus tôt ce mois-ci, 14 groupes différents de la Fierté de l’Alberta ont interdit au Parti conservateur uni des activités de la Fierté 2024.

Tu ne peux pas faire la fête avec nous en juin alors que tu comptes nous attaquer en septembrenote une lettre publiée le 17 mai.

Avec les informations de Sam Samson

 
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