le juge d’instruction ordonne un procès aux assises

le juge d’instruction ordonne un procès aux assises
le juge d’instruction ordonne un procès aux assises

Le juge d’instruction chargé de l’enquête sur Maylis Daubon a pris la décision de renvoyer cette mère devant la justice, a appris France Bleu Gascogne ce samedi 25 mai, confirmant une information du journal Le Parisien/Aujourd’hui en France. Cette Dacquoise de 52 ans est soupçonnée d’avoir empoisonné ses deux filles, dont la jeune Enea décédée en 2019 à l’âge de 18 ans. Maylis Daubon est poursuivie pour empoisonnement, un délit. passible de 30 ans de réclusion criminelle.

La date du procès est à ce stade inconnue, d’autant que les avocats des accusés ont encore la possibilité de faire appel pour contester ce non-lieu. Placée en détention provisoire depuis plus de deux ans, Maylis Daubon conteste les faits, assurant que sa fille Enea était «suicidaire« .

Cette mère est également déférée au tribunal pour incitation au meurtre, soupçonnée d’avoir tenté d’agresser depuis la prison son ex-conjoint, père de ses deux filles.

En revanche, le juge d’instruction a abandonné les charges retenues contre un jeune homme de 24 ans hébergé par la famille, frère du petit ami d’Enea. Il était soupçonné d’avoir administré la dose mortelle à Enea, sur ordre de la mère. La salle avait demandé son renvoi devant la justice pour empoisonnement. A l’issue de l’enquête, il a finalement été déclaré innocent.

Enea, 18 ans, est décédée à Dax en 2019

L’affaire a débuté en novembre 2019, lorsque la fille aînée de Maylis Daubon, Enea, alors âgée de 18 ans, est décédée à l’hôpital de Dax. Après, une autopsie conclut à une surdose de bêtabloquants, médicaments prescrits notamment en cas de pathologie cardiaque. Cependant, les investigations ont immédiatement révélé que quelque chose n’allait pas : Enea avait reçu une prescription de bêta-bloquants dans le passé, mais la prescription a été arrêtée un an avant son décès.

Elle emmène sa fille chez le médecin 32 fois en deux ans

Les enquêteurs commencent alors à tirer le fil, et ils découvrent que cette mère a emmené Enea 32 fois chez le médecin en deux ans, consulté des sites Internet sur les conséquences que peut avoir une surdose de bêtabloquants. Une molécule qui a également été trouvée dans le corps de la sœur cadetteavec l’ajout de fortes doses d’anxiolytiques et d’antidépresseurs.

Deux experts psychiatres impliqués dans l’affaire posent également l’hypothèse d’uneSyndrome de Münchhausen par procuration, un syndrome rarissime, qui consiste à rendre volontairement malade son enfant ou l’un de ses proches, dans le seul but d’attirer l’attention et la compassion d’autrui.

 
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