un ancien prêtre ayant travaillé dans des colonies de vacances dans les Côtes-d’Armor condamné à 17 ans de réclusion criminelle

un ancien prêtre ayant travaillé dans des colonies de vacances dans les Côtes-d’Armor condamné à 17 ans de réclusion criminelle
un ancien prêtre ayant travaillé dans des colonies de vacances dans les Côtes-d’Armor condamné à 17 ans de réclusion criminelle

Le procès d’Olivier de Scitivaux de Greische, ancien curé d’Orléans, vient de se terminer. Il a été reconnu coupable par la cour d’assises du Loiret de centaines de faits de viols et d’agressions sexuelles, dont certains commis dans une colonie de vacances à Perros-Guirec (22).

Olivier De Scitivaux, accusé de pédophilie, comparaît depuis mardi matin au tribunal d’Orléans. Le procès très attendu devait établir la culpabilité de l’ancien prêtre dans des affaires de viols et d’agressions sexuelles sur mineurs entre 1990 et 2002.

Agé de 64 ans, l’accusé a été reconnu « coupable de tous faits de viols et d’agressions sexuelles aggravées », a déclaré le tribunal. Elle a annoncé une période de sécurité de 10 ans qui va au-delà des réquisitions du procureur général.

La veille, devant une salle interdite et accroché à ses paroles, l’ancien prêtre – revenu à l’État laïc à sa demande – « avait tout reconnu sans réserve ». “Je reconnais, puisqu’il faut utiliser les mots, les attouchements, les caresses, la fellation, les pénétrations digitales et péniennes, tous les faits“, a-t-il déclaré.

LIRE. “J’étais un monstre”, l’ancien curé qui travaillait en Bretagne “reconnaît tous” les viols et agressions sur mineures.

Suite aux réquisitions, le tribunal a également condamné les prévenus à un « suivi socio-judiciaire », à « une injonction de soins », à « l’interdiction d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole impliquant des contacts avec des mineurs », entre autres. “Ce qui est frappant c’est que les actions, les noms (des victimes) sont massifs», a déploré le procureur général.

Vendredi, lors d’un rare exercice d’aveux, l’accusé a également avoué, pour la première fois, des viols et des agressions sexuelles sur deux autres victimes datant de 1982 – des faits qui n’ont pu être jugés en raison de la prescription.

Samedi matin, son conseil, Me Damien Brossier, a appelé le tribunal à la clémence, soulignant que son client “ne représente plus un danger”, et qu'”on ne peut pas être condamné à 64 ans comme à 37 ans, l’âge est passé.” l’usure est passée et le temps s’est écoulé sans offense » depuis les actes condamnés.

Les faits jugés remontent aux années 1990 et 2000 où Olivier de Scitivaux de Greische, ordonné prêtre en 1989, s’est impliqué avec les parents de ses victimes, une famille de trois personnes, s’invitant régulièrement à leur table, restant dormir dans la chambre. de l’aînée, qui sera agressée et violée dès l’âge de 9 ans. »La gangrène, c’est Olivier de Scitivaux car elle s’est propagée dans toute la famille», a dénoncé l’avocate d’une des victimes, Me Clémence Lemarchand.

Chez eux, pendant que les parents dorment au rez-de-chaussée, dans les somptueuses demeures de la famille Scitivaux, en hiver au chalet d’Abondance (Haute-Savoie) ou en été dans une colonie de vacances à Perros-Guirec (Côtes-d’ Armor), celui qui avait à l’époque 22 à 25 ans de plus que les victimes (âgées de 7 à 9 ans) va leur infliger des violences.

Devant une salle d’audience bondée, dans laquelle de nombreux responsables de l’Église catholique et paroissiens ont pris place depuis mardi, les trois frères et un ami ont raconté à tour de rôle, avec détails et pudeur, les abus qu’ils ont subis. chacun à son tour, sans savoir que les autres étaient aussi des victimes.

Quand il n’y en avait pas, il y avait le deuxième ou le troisième.», a confirmé l’ancien curé, désignant ainsi les trois frères, quadragénaires aujourd’hui réunis sur le banc des victimes. “Regardez attentivement ses mains», insulta le plus jeune de la fratrie, «c’est dans ses mains que j’ai éjaculé la première fois, ce sont ses mains qui ont donné l’Eucharistie« .

Le plus jeune lui a raconté, devant un tribunal interdit, ces quelques mois où il «j’y passais chaque semaine, chaque jour, chaque soir“, “la fois où il a utilisé des outils sur mon corps“ou lorsque”il m’a rasé« .

Les faits se sont produits jusqu’au début des années 2000. Pourtant, les premières alertes ont été lancées par des animateurs et des familles auprès du diocèse dans les années 1980, par des familles ou des animateurs d’aumônerie en 1998. En vain.

L’Église catholique est secouée depuis des années par des scandales de maltraitance d’enfants à travers le monde et est régulièrement accusée de fermer les yeux sur ces scandales et d’ignorer les victimes. En France, un rapport publié en octobre 2021 estime qu’en 70 ans, environ 330 000 personnes ont été agressées au sein de l’Église alors qu’elles étaient mineures.

 
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