Vélo. En 2024, c’est la lutte pour l’Équipe Bricquebec Cotentin

Vélo. En 2024, c’est la lutte pour l’Équipe Bricquebec Cotentin
Vélo. En 2024, c’est la lutte pour l’Équipe Bricquebec Cotentin

Par

Baptiste Hué

Publié le

24 mai 2024 à 12h56

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C’est une première étape compliquée pour vous et pour l’équipe…

Ouais… C’est dur ! Personnellement, j’espérais pouvoir passer le cap du circuit final. Mais, avec ma taille, ça n’a pas réussi. Bref, c’est une première journée compliquée pour moi et pour toute l’équipe. Nous n’avons pas beaucoup de monde devant… Nous allons donc maintenant nous concentrer sur les spéciales plutôt que sur le général.

Personnellement, vous êtes loin du niveau de la saison dernière. Comment expliquez-vous celà ?

C’est vrai, j’ai un peu de mal cette année. C’est l’année des JO, l’année la plus importante de ma carrière et je n’arrive pas à retrouver la forme, c’est quand même bête. Et je n’arrive pas à me l’expliquer ! Je me suis certes blessé au genou cet hiver, mais aujourd’hui tout va bien, donc je ne pense pas que ce soit ça.

“J’étais un robot et j’étais malheureux”

Comment vivez-vous cette situation ?

C’est très dur mentalement de passer d’une belle saison 2023, avec sept victoires, à cette saison 2024 difficile où j’ai du mal à finir mes courses. Je me demande : suis-je en déclin ? Je cherche des solutions, mais je ne les trouve pas.

Vous disiez en début de saison que vous souhaitiez tout faire au millimètre près en 2024…

C’est ce que j’ai fait ! J’ai toujours dit que j’allais faire le travail à 100 % l’année des Jeux olympiques. J’ai passé 5 mois à vivre la vie d’un athlète olympique, en ne pensant qu’au vélo, vélo, vélo… Mais j’ai l’impression que ça ne marche pas pour moi. Au contraire, ça m’a enterré. J’étais un robot et j’étais malheureux. J’ai donc décidé de faire comme avant, de vivre une vie « normale », de manger ce que je veux quand je le veux. Et déjà, les choses vont beaucoup mieux. Je peux à nouveau terminer mes courses, ce qui n’était pas le cas il y a deux mois.

Votre sélection pour les JO est-elle en danger ?

Oui et non… Au fond, il était toujours prévu que je participe. Mais, effectivement, si je ne suis pas au niveau lors du stage de juin, c’est clair que je n’irai pas. Cela ne sert à rien d’aller aux Jeux olympiques pour être mauvais. Mais bon, je garde espoir car, sur la piste, ça se passe toujours bien. Si je performe à mon niveau en juin, ça devrait suffire. En attendant, je suis là sur le Tour de la Manche pour enchaîner les jalons.

Pensez-vous néanmoins pouvoir obtenir un résultat samedi dans le contre-la-montre, votre domaine de prédilection ?

C’est possible. J’espère vraiment renouer avec la victoire dans cette période. Je veux me rassurer, montrer que je suis toujours là. Ce serait bien pour l’équipe. Tout le monde me voit gagner. Mais ce sera ma première fois de l’année, donc je n’ai aucune garantie.

On sent que votre mauvaise forme a un impact négatif sur toute l’équipe cette saison ?

C’est vrai. Cette année, je ne peux pas gagner donc c’est difficile pour toute l’équipe. C’est ennuyant. Benjamin (Labbe) est le plus régulier, mais il ne joue pas pour gagner. L’année dernière, nous avons fait une belle saison. Cette année, la dynamique n’est vraiment pas géniale…

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