le collectif « Fouta Slam » veut participer à la naissance d’une génération de slameurs – Agence de presse sénégalaise – .

le collectif « Fouta Slam » veut participer à la naissance d’une génération de slameurs – Agence de presse sénégalaise – .
le collectif « Fouta Slam » veut participer à la naissance d’une génération de slameurs – Agence de presse sénégalaise – .

Matam, 24 mai (APS) – Le Collectif « Fouta Slam » veut promouvoir les jeunes slameurs pour participer à la naissance d’une nouvelle génération et contribuer à « élever le niveau de représentation des jeunes actifs dans cet art », a indiqué son président, Khadija Sall.

“Le Collectif a pour objectif de promouvoir les jeunes artistes, en lien avec le centre culturel régional de Matam, et de participer à la naissance d’une génération de slameurs pour élever le niveau de représentativité des jeunes évoluant dans cet art”, a-t-elle déclaré.

La région de Matam « n’est pas bien dotée en slammers, même s’il y en a quelques-uns dans certaines localités de la région », a souligné Khadija Sall dans un entretien à l’APS.

Slammeuse, mais aussi poète et écrivaine, elle a initié la première édition du concours régional interscolaire de Slam à Matam.

Khadija Sall, également à l’origine d’un concours d’orthographe auquel ont participé cette année des élèves de plusieurs écoles de la région, affirme que cette dernière est sous-représentée en matière de chelem.

Elle en veut pour preuve la « faible représentation » de la région de Matam lors de la dernière édition du Festival national des arts et de la culture (FESNAC) de Fatick, au cours de laquelle, seul le slameur « Oncle Sam » de Thilogne, membre du sous-collectif « Tim Timol Slam » avait représenté la région.

« Matam est en retard par rapport aux autres régions du Sénégal qui regorgent de plusieurs artistes travaillant dans cet art. Hormis l’Oncle Sam, il n’y a quasiment pas de grands noms du Slam dans la région. Même s’ils existent, on ne les voit pas », déplore le jeune artiste originaire de Sinthiou Bamambé.

Malgré ce constat, lors du concours régional interscolaire de slam organisé à Kanel, de nombreux jeunes élèves et étudiants se sont relayés au micro pour déclamer des textes sur des sujets variés, de l’amour à la famille, en passant par l’histoire du Fouta, etc.

Avec leurs performances en pulaar, soninké, français ou anglais, les étudiants du slammer ont séduit et animé le public composé principalement d’étudiants, d’acteurs culturels et de professeurs de français.

Selon Khadija Sall, le Collectif « Fouta Slam » est composé de 16 sous-collectifs basés dans les localités comptant au moins un slammer connu dans la région, notamment à Thilogne, Ourossogui, Woudourou, Kanel, Orkadiéré, Sinthiou Bamambé et Bokidiawé.

« Dans chacune de ses entités, on peut retrouver jusqu’à une quarantaine d’étudiants slameurs qui sont encadrés par d’autres, à travers des ateliers d’écriture. Ils sont soumis à des évaluations qui leur donnent le droit de participer à des concours», explique celui qui dirige ce collectif créé en décembre 2023.

AT/BK/FKS/ASB

 
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