un homme condamné à 30 ans de réclusion criminelle après le meurtre de son ex-compagne

un homme condamné à 30 ans de réclusion criminelle après le meurtre de son ex-compagne
un homme condamné à 30 ans de réclusion criminelle après le meurtre de son ex-compagne

Savas Ozianik45 ans, a été condamné, mercredi 22 mai 2024, à 30 ans de réclusion criminelle, assortis d’une peine de 20 ans de sûreté, par la cour d’assises du Bas-Rhin pour le meurtre de son ex-compagne. Yasemin Cetindag survenu en 2020. “Justice a été rendue”, indique l’avocat de la mère de la victime, à l’AFP, relayé par Ouest de la France.

Plusieurs appels à l’aide

Le 23 décembre 2020, Yasemin Cetindag, une femme de 25 ans a été étranglée par son ex-conjoint devant ses enfants, alors âgé de 2, 3, 5 et 7 ans. Son corps a ensuite été retrouvé dans la forêt de Vendenheim.

Les faits se sont produits alors que la victime avait mis fin, deux mois plus tôt, à une relation débutée en 2011. Leur histoire avait débuté contre l’avis des parents de la jeune femme. A l’époque, âgée de 16 ans, la jeune femme s’était enfuie avec Savas Ozyanik, âgé de 32 ans.

Le couple a donné naissance à quatre enfants et a entretenu une relation conflictuelle, faite de séparations et de réconciliations, selon le récit rendu lors du procès. Leurs anciens voisins ont expliqué entendre régulièrement des cris et des insultes.

Victime de violences physiques et verbales, Yasemin Cetindag a demandé de l’aide en déposant 13 mains courantes et quatre plaintes, puis supprimé. Convoqué au commissariat « pour menaces de mort répétées » quelques mois avant le meurtre, Savas Ozyanik n’avait reçu qu’un avertissement.

Déterminée à changer de vie, la victime retrouve un nouvel appartement en 2020 et se sépare du père de ses enfants. Le 23 décembre une dispute a éclaté alors qu’il la soupçonnait d’avoir une nouvelle relation. Il l’a étranglé pendant environ six minutes, selon les médecins légistes, avant de jeter son corps dans la forêt.

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Une peine « sévère mais juste »

Au cours de son procès, Savas Ozyanik s’est montré provocateur en attaquant un témoin dans la salle d’audience. La défense a plaidé « des violences intentionnelles ayant entraîné la mort sans intention de la provoquer », mais le tribunal a retenu « l’intention d’homicide ».

Le tribunal a prononcé une peine « sévère mais juste » dit la mère de la victime. “Maintenant, il faudra attendre de voir si l’accusé usera de son droit de recours, en espérant que ce ne soit pas le cas pour que les parties civiles puissent enfin faire leur deuil”, a indiqué son avocat.

Lors de la mise en examen, le procureur général s’est surtout concentré sur les multiples appels à l’aide de la victime, qui n’ont pas été suffisamment entendus.

« Ce constat peut légitimement susciter interrogations et colère. C’est compréhensible. Ce crime aurait-il pu être évité ? Aurions-nous pu faire mieux ? La question se pose, je ne suis pas en mesure d’y répondre”, a-t-il déclaré, assurant que “des leçons ont été tirées” de cette affaire.

Pour rappel, un féminicide survient tous les trois jours en moyenne en France. Selon Éric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, 94 féminicides ont eu lieu en 2023. Ils étaient 118 en 2022.

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