La poutine à l’honneur au Musée des cultures du monde

La poutine à l’honneur au Musée des cultures du monde
La poutine à l’honneur au Musée des cultures du monde

Le choix du thème n’aurait pas pu être plus local que cela. Si la poutine n’a probablement pas été inventée à Nicolet – même si certains disent le contraire – sa paternité appartient certainement au Centre-du-Québec.

« Nous recherchions une exposition représentative de la région, qui toucherait les gens. À un moment donné, un mois en juillet, on a commencé à penser à la poutine.

— Christian Marcotte, directeur général du Musée des cultures du monde

« Il y a de la poutine partout, on nous propose de changer nos frites en poutine et on entend de plus en plus de gens qui ont voyagé et qui ont mangé des poutines à l’étranger. On s’est dit : il faut en parler, personne ne l’a encore fait !

Comme la poutine est riche en calories, l’exposition qui lui est consacrée est riche en informations, grâce à un travail approfondi réalisé en partenariat avec le DigiHub de Shawinigan, qui avait le mandat de la réaliser.

« Cela fait un an et demi que l’équipe travaille sur le projet avec le Musée. Nous avons pu nous appuyer sur des livres qui ont été écrits sur le sujet, des entretiens ont été réalisés et il y a eu une grande réflexion en amont sur les thématiques que le Musée souhaitait aborder. Cela a demandé beaucoup de travail de recherche, tant pour les objets que pour les textes », reconnaît Claudine Drolet, coordonnatrice des centres culturels chez DigiHub.

Qui l’a inventé?

Au cours de la visite, nous pourrons en apprendre davantage sur l’origine du mot « poutine », son intégration dans plusieurs dictionnaires, les variantes de la recette (poutine râpée, poutine à trou, etc.), mais aussi sur ses produits dérivés. , certains plus douteux que d’autres…

Il faut toutefois noter que certaines questions restent sans réponse, notamment celle de l’origine de la poutine. Bien que les revendications de diverses villes, notamment Princeville, Warwick et Drummondville, soient très bien documentées, dates à l’appui, le Musée se garde bien de prendre position sur un sujet aussi sensible.

« Nous ne nous impliquons pas là-dedans ! » promet Christian Marcotte.

Une exposition qui voyagera

Au-delà de cette question très controversée, et sans nier le sérieux du travail de recherche, l’exposition est à prendre avec légèreté, mentionne le directeur du Musée.

« Chaque fois que nous parlons de l’exposition, c’est avec un grand sourire, donc je pense que les gens devraient entrer ici avec un grand sourire et se laisser surprendre par le peu d’informations et d’anecdotes. C’est sans prétention, donc il faut arriver avec l’esprit ouvert… comme lorsqu’on s’assoit pour manger de la poutine !

L’exposition demeurera au Musée des cultures du monde jusqu’au 28 septembre 2025. Elle prendra ensuite la route, avec un premier arrêt au Musée québécois de l’agriculture et de l’alimentation, à La Pocatière. Quelques autres musées ont également exprimé leur intérêt à le recevoir.

 
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