H&M et Puma font des efforts tandis que Shein est à la traîne

H&M et Puma font des efforts tandis que Shein est à la traîne
H&M et Puma font des efforts tandis que Shein est à la traîne

L’industrie de la mode “continue de s’appuyer sur les énergies fossiles” mais les marques font des efforts pour les réduire comme H&M et Puma tandis que d’autres sont à la traîne comme Shein ou Uniqlo, selon un rapport de l’ONG américaine Canadian Stand Earth publié ce mardi. , 21 mai 2024.

Elle a scruté les chaînes d’approvisionnement de onze très grandes marques de mode dont les suédois H&M, Puma, Nike, Levi’s, Adidas, Gap, l’espagnol Inditex (Zara), le japonais Fast retailing (Uniqlo) et Shein, en s’appuyant notamment sur leurs données publiques. ainsi que celui du terminal Bloomberg.

Plus d’un milliard de tonnes d’équivalent CO2

En 2019, l’industrie de la mode a généré plus d’un milliard de tonnes d’équivalent CO2, soit environ 2 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, rappelle Bloomberg dans un article du 16 mai.

Des marques « continuent d’utiliser massivement les énergies fossiles pour produire leurs vêtements et chaussures et ne parviennent pas à décarboner leur chaîne d’approvisionnement »dénonce Stand Earth.

Parmi ces onze marques, seules Levi’s, Puma et H&M «sont dans la course à la réduction» ces spectacles “au moins 55% d’ici 2030 par rapport à 2018”note Stand Earth qui a établi une note sur 100 points (engagements, transparence, progrès d’ici 2030, actions concrètes, investissements financiers).

L’ONG parle de progrès « limité mais encourageant »et met en avant la part notable (27,4%) des énergies renouvelables dans la consommation électrique de Puma à travers ses deux principaux fournisseurs, ainsi que les aides financières qu’H&M accorde à ses sous-traitants pour les aider, par exemple, à installer des panneaux solaires.

À la mode, « 13 % des émissions proviennent des matériaux et 50 % de la production et de la fabrication, c’est pourquoi la décarbonation de la chaîne d’approvisionnement est essentielle »Henrik Sundberg, en charge des questions climatiques chez H&M, l’a déclaré jeudi lors d’une réunion à Paris en présence de l’AFP.

Shein obtient la note la plus basse

La marque chinoise basée à Singapour Shein obtient la note la plus basse (2,5 points) et « a augmenté ses émissions d’environ 50 % en un seul an (entre 2021 et 2022, NDLR), émettant désormais autant de pollution annuelle que le Paraguay »soit 9,17 millions de tonnes, selon Stand Earth.

En 2023, Shein « a commencé à élaborer une feuille de route globale pour la décarbonisation » avec l’aide du cabinet Anthesis et «des initiatives concrètes ont été mises en place»comme des panneaux solaires pour les entrepôts ou des partenariats avec des logisticiens utilisant des véhicules “légumes verts”assure la marque à l’AFP.

Suivent ensuite le groupe japonais Fast Retailing (14 points) puis la marque de vêtements de sport Lululemon et Inditex à 16 points. « La majorité des marques ont obtenu une note inférieure à 25/100 »» déplore encore l’ONG.

 
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