Où sont les opportunités d’emploi en Seine-et-Marne ? – .

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Où sont les opportunités d’emploi en Seine-et-Marne ? – .

Par

Audrey Gruaz

Publié le

23 mai 2024 à 7h02

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“Les besoins en main d’œuvre sont très importants en Seine-et-Marne.” Margot Cantero, la directrice territoriale de France Travail (ex-Pôle emploi) se veut rassurante. Le dernier rapport publié par l’organisation annonce des milliers d’intentions d’embauche dans notre département. Une étude qui est réalisée chaque année et qui permet, outre le chiffre du chômage, d’avoir une idée des perspectives d’évolution de l’emploi et surtout identifier les secteurs qui saura recruter, pas seulement ceux en tension.

« D’énormes opportunités de recrutement en Seine-et-Marne »

L’année dernière, les chefs d’entreprise de Seine-et-Marne estimaient à 43 000 le nombre d’embauches qui seraient nécessaires à leur activité. En 2024, ce chiffre est légèrement inférieur, mais reste significatif.

Nous avons identifié 38 630 projets de recrutement en Seine-et-Marne pour les mois à venir

Margot Cantero, directrice territoriale France Travail

« Nous avons un quart des entreprises seine-et-marnaises qui envisagent d’embaucher cette année, c’est important », poursuit-elle.

Dans cette étude, France travail constate que 40% de ces projets de recrutement proviennent de petites et moyennes entreprises, ce qui est finalement logique compte tenu de la typologie des entreprises du département.

Mais les PME ne seront pas les seules à embaucher cette année, « nous enregistrons une hausse des intentions d’embauche pour les entreprises de plus de 100 salariés par rapport à 2023 », indique le directeur territorial, qui insiste : « nous avons beaucoup d’opportunités de recrutement en Seine-et-Marne ».

Quels secteurs recrutent en Seine-et-Marne ?

Selon l’étude France Travail, « tous les secteurs recrutent en Seine-et-Marne. Nous avons une grande diversité d’offres d’emploi », explique Margot Cantero.

Toutefois, certains secteurs d’activité recrutent plus que d’autres. En commençant par le prestations de service. 58% des projets de recrutement en 2024 proviennent d’entreprises de services, comme les services à la personne ou l’administration des entreprises. Le secteur des services à la personne est sous pression depuis plusieurs années, pourtant les besoins sont réels, mais ces métiers peinent à attirer des candidats.

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« L’étude des besoins en main d’œuvre révèle une différence significative par rapport à 2023. C’est le retour de besoins en construction. 14 % des projets de recrutement en Seine-et-Marne proviennent du bâtiment, c’est une bonne nouvelle qui laisse espérer que ce secteur reparte », souligne le directeur territorial.

Parmi les secteurs que l’on retrouve plus classiquement dans cette étude, on note plus 1 600 postes pour le secteur cuisine-restauration. Ici aussi, comme pour les services à la personne, ce secteur a un grand besoin de main d’œuvre pour des postes variés.

Autres postes qui seront très demandés cette année : les préposés à l’entretien des locaux, les préposés en libre-service, les conducteurs routiers et de passagers, ainsi que les animateurs socioculturels.

En chiffres

38 630
C’est le nombre d’intentions d’embauche enregistrées par France Travail pour l’année 2024.
62 800
C’est le nombre de personnes en recherche d’emploi au premier trimestre 2024 en Seine-et-Marne. En hausse de 0,4%.
490 000
C’est le nombre d’opportunités d’embauche en Ile-de-France.
8%
Les intentions d’embauche en Seine-et-Marne représentent 8% des projets franciliens. Un chiffre en légère hausse par rapport à 2019, année de référence.

Mais le secteur sur lequel les projecteurs sont braqués depuis des mois, en raison de l’organisation de jeux olympiques qui s’approche, c’est la sécurité. « Les JO ont été un accélérateur d’emploi dans le domaine de la sécurité, mais pas seulement. Ces métiers étaient déjà sous tension avant l’arrivée des JO et continueront de l’être après. Les personnes qui postulent à un emploi lié à la sécurité peuvent légitimement espérer conserver leur emploi après les Jeux », assure Margot Cantero.

Il reste quelque 1 300 offres d’emploi dans ce domaine en Seine-et-Marne, alors que 2 000 personnes ont déjà bénéficié d’une formation dans ce domaine.

Le secteur de la sécurité recrute en Seine-et-Marne… et pas seulement pour les Jeux Olympiques. ©Pixabay

Faire correspondre les besoins et la réalité du terrain

Avec plus de 43 000 intentions d’embauche en 2023 et plus de 38 000 cette année, comment expliquer le taux de chômage en Seine-et-Marne ? Outre certains problèmes de mobilité que peuvent rencontrer les demandeurs d’emploi habitant loin des grandes villes, formation et compétences sont également une des réponses à cette équation. Les besoins des entreprises sont parfois différents des compétences des demandeurs d’emploi.

«Nous avons identifié les secteurs à forte tension afin de constituer un vivier de demandeurs d’emploi immédiatement employables», explique Margot Cantero. Cela permet de répondre plus rapidement aux demandes des entreprises dès que leurs besoins se font sentir, sans qu’elles aient à attendre une formation.

France Travail propose également des séances d’immersion professionnelle. Ce système permet aux demandeurs d’emploi de vérifier si le poste proposé leur convient réellement, et vice versa. L’intégration dans l’entreprise serait également facilitée par la suite. « Notre objectif est de placer 2 500 personnes en immersion cette année », précise Margot Cantero.

Autre axe de travail pour répondre aux besoins des entreprises : la formation des demandeurs d’emploi. 20 000 personnes inscrites à France Travail suivent chaque année une formation pour mieux s’aligner sur les filières qui recrutent. Parfois des formations courtes de 400 ou 600 heures qui se déroulent directement au sein des entreprises.

Même si les chefs d’entreprise estiment qu’ils auront besoin de plus de 38 000 personnes, ils estiment aussi qu’ils auront « du mal à recruter pour 56 % d’entre eux ».

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