le label « Tables du Gers » est plus que jamais d’actualité

le label « Tables du Gers » est plus que jamais d’actualité
le label « Tables du Gers » est plus que jamais d’actualité

l’essentiel
Le label « Tables du Gers » a été créé il y a 14 ans à la demande des restaurateurs professionnels du département. Explications et point d’avancement avec Marie-Stéphane Cazals, animatrice développement économique à la CCI du Gers.

L’objectif du label « Tables du Gers », lancé en 2010, sous l’impulsion de la CCI du Gers, est de « valoriser une restauration de qualité, l’engagement des restaurateurs et des producteurs locaux ». Ce label regroupe aujourd’hui 33 restaurants et 85 producteurs gersois. Tout le monde travaille en coopération et s’engage sur des valeurs fortes

Pouvez-vous nous dire ce qui a motivé la création de ce label ?

Elle a été créée il y a 14 ans en réponse à une demande des professionnels de la restauration gersoise suite aux résultats d’une étude révélant un écart entre les attentes des touristes et la réalité de l’offre gastronomique locale. De nombreux visiteurs avaient une image idéalisée de notre gastronomie, mais étaient souvent déçus de leur expérience là-bas.

L’idée du label était de structurer et de promouvoir une restauration authentique, créative et responsable, fidèle à la richesse de notre terroir. Ce label a été créé avec le Comité Départemental du Tourisme et des Loisirs (CDTL) et l’ensemble des acteurs économiques de la restauration gersoise.

Quelles sont les valeurs fondamentales des « Tables du Gers » ?

Les valeurs du label reposent sur quatre piliers principaux : cuisiner des produits locaux, frais, de saison, et surtout préparer des plats faits maison. Ces principes sont essentiels pour garantir une expérience culinaire authentique et de qualité. Nos 33 restaurants labellisés et nos 85 producteurs gersois travaillent ensemble pour respecter ces valeurs et offrir le meilleur de notre terroir aux clients.

Comment un restaurant peut-il obtenir le label ?

La démarche de labellisation est volontaire et rigoureuse. Les restaurants doivent passer deux audits. Le premier est un audit d’expérience client, où deux auditeurs évaluent le restaurant selon 100 critères, avec un niveau d’exigence de 80 %. Le deuxième audit porte sur l’hygiène et l’approvisionnement, où un auditeur inspecte les cuisines et vérifie les factures pour s’assurer que 50 % des produits sont issus de circuits courts.

Ces audits sont renouvelés tous les trois ans pour maintenir des normes élevées. Nous exigeons qu’au moins 50 % des produits soient locaux, 75 % frais et 75 % de nourriture préparée sur place. Ces exigences garantissent une expérience culinaire authentique et de haute qualité.

Quels sont les impacts de ce label sur le territoire et ses acteurs ?

Le label a un impact significatif. Elle soutient l’économie locale en favorisant les circuits courts et en valorisant les produits locaux. Pour les restaurateurs, il offre une reconnaissance de leur engagement et attire une clientèle en quête d’authenticité. Les clients, quant à eux, deviennent acteurs du développement économique local en choisissant de manger dans des restaurants labellisés. Il renforce également l’image du Gers comme destination gastronomique de premier plan.

Quels sont les enjeux et les objectifs futurs du label ?

Notre principal défi est de maintenir et d’élever nos standards de qualité. Nous souhaitons également sensibiliser à l’importance de la durabilité et du respect des saisons en cuisine. À l’avenir, nous souhaitons intensifier la formation des restaurateurs aux pratiques écoresponsables et élargir notre réseau de partenaires.


Lagoutte : labellisé depuis 14 ans

Il y a 14 ans, Thibault Lagoutte était l’un des premiers à afficher le label « Table du Gers » dans son restaurant. Aujourd’hui, il est à la tête de deux établissements avec toujours pour objectif de valoriser les produits gersois : « J’aime dire qu’on fait des plats gastronomiques (rires), ça devrait être dans le dictionnaire », plaisante le dirigeant. Heureux de pouvoir promouvoir le Gers en exerçant son métier, il n’oublie pas les débuts du label : « A la base, il a été créé suite à un audit qui rapportait que les touristes venant pour la gastronomie étaient déçus. Quand le projet est sorti, j’ai tout de suite senti impliqué», se souvient-il.

Thibault Lagoutte.
Dr.

A l’Auberge de la Baquère ou à La taverne de d’Artagnan, Thibault utilise le plus de produits gersois possible : « Canard, porc noir, vinaigre, safran, ail… La diversité des produits est ici importante », explique le directeur.

Depuis toutes ces années, Thibault se bat contre les chaînes de restauration et cherche à promouvoir les gens et les produits locaux. Et au bilan, la facture n’est souvent pas si salée : « Un ticket moyen ? Cela peut coûter 25 € avec une entrée, un plat, un dessert et une boisson, le tout localement. Je ne pense pas que ce soit plus cher que ça», argumente-t-il. Heureux de la visibilité et du soutien que lui apporte la marque, Thibault poursuit son chemin en faisant la promotion de son rayon.


Vinea Nova, nouveau venu au Château de Mons

Repris il y a deux ans, le Château de Mons à Caussens dispose désormais d’un restaurant labellisé. Pour Arnold Henriot, l’obtention du label « Tables du Gers » en février s’inscrit dans la dynamique souhaitée pour le site : « On aurait pu viser un label national, mais nous avons choisi le local pour mettre en avant les produits du Gers, car les producteurs du département proposent de bons produits. »

Au château de Mons.
RD

Le restaurant semi-gastronomique du château, Vinea Nova, est tenu par un chef attentif au circuit court. Chaque plat met en avant la qualité des produits : « Nous souhaitons reconnaître le travail des producteurs et valoriser les produits locaux à travers le travail en cuisine. Nous utilisons par exemple du porc noir bio de Marseillan. Grâce à la qualité du produit et aux techniques de cuisson, les retours clients sont unanimes », explique le gérant.

Le label est également implanté dans un lieu significatif, le Château de Mons étant propriété de la Chambre d’Agriculture du Gers. Garant de la qualité des produits, il attire les curieux : « Les gens nous découvrent sur les réseaux sociaux et puis quand ils viennent, ils nous disent avoir vu le label sur notre page « Vinea Nova continuera d’afficher le label » Tables du Gers » depuis au moins trois ans.

Dans le programme

Samedi 1er juin : 3ème édition d’Auch le Goût : Marché de producteurs place de la Cathédrale et Gasconnade au Cloître des Cordeliers (6 chefs, 11 producteurs dans votre assiette : réservations en ligne)
samedi 8 juin : à 16h, Vesti’vignes à Riscle, démonstration culinaire avec Younn Le Poutre, chef chez Betty Beef
Tous les mardis de juillet et août : à 18h, Marché de Lupiac avec Thibault Lagoutte, chef de La Taverne de D’Artagnan
Mercredi 24 juillet : à 17h à la Maison Ramajo à Dému, démonstration culinaire avec Thibault Lagoutte, chef de l’Auberge la Baquère
Mardi 30 juillet : à 10h30 à la Maison Gascogne Armagnac à Eauze, animation « Un Chef/Un Vigneron » avec Thomas Grateloup, chef du XX Bar à Manger.
Lundi 19 août : La Fête de l’Ail à Mauvezin avec 2 chefs présents
Samedi 7 septembre : Journées portes ouvertes à L’Etuverie à Cadailhan avec Vincent Casassus, chef de L’Hôtel de France
Samedi 21 septembre et dimanche 22 septembre : Les Rencards Gascons à Barbotan les Thermes : démonstrations culinaires et street food avec plusieurs chefs des Tables du Gers.

 
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