Contre le choc de la connaissance, pour un retour apaisé dans le Morbihan

Contre le choc de la connaissance, pour un retour apaisé dans le Morbihan
Contre le choc de la connaissance, pour un retour apaisé dans le Morbihan

“Nous ne voulons pas de ce projet de réorganisation des écoles publiques voulu par le gouvernement.” Le soi-disant choc de la réforme des savoirs, annoncé le 5 décembre 2023 par Gabriel Attal, alors ministre de l’Éducation nationale, continue de pousser enseignants et parents dans la rue.

Ce sera encore le cas samedi 25 mai 2024 presque partout en France. Dans le Morbihan, deux rassemblements sont prévus : à l’Orientis à 10h30 à Lorient et devant la Mairie de Vannes, en même temps. Les équipes pédagogiques et les parents sont au diapason. Avec eux, la FCPE et toutes les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Sgen-CFDT, Enseignement, Unsa). Dans les rangs des manifestants se trouvent également la Ligue des droits de l’homme et la Ligue de l’éducation.

Le vent de colère contre cette réforme instituant des groupes de niveaux, plus récemment appelés groupes de besoins, ne semble pas se calmer. « Cette réforme ne passe pas, à tous les niveaux, toutes les strates de l’enseignement. Pas un établissement qui ne manifeste, à sa manière, sa désapprobation, cela ne devrait pas s’appliquer », les représentants syndicaux et la fédération des parents dénoncent à l’unisson.

“Cette loi ne devrait pas s’appliquer”

Lors de sa venue à Lorient en avril dernier, Nicole Béloubet, la ministre de l’Éducation nationale, ne parlait plus de groupes de niveaux, mais de groupes de besoins : « Le ministre joue avec les mots, brouille les lignes mais le fond reste le même. Ce changement sémantique apporte encore plus de confusion dans l’esprit des enseignants, des élèves et de leurs parents. »

Si cette réforme devait être appliquée dès la rentrée de septembre 2024, comment alors imaginer sa mise en œuvre sereinement ? “ Cette mobilisation de samedi et les mouvements qui pourraient émerger avant l’été visent à pousser le gouvernement à retirer cette loi néfaste, dépassée, anxiogène, contraire à la scolarisation pour tous. Si cela devait être appliqué, cela se ferait avec douleur. »

 
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