le « voleur » sur les tombes des soldats britanniques était un jardinier… qui faisait son travail

le « voleur » sur les tombes des soldats britanniques était un jardinier… qui faisait son travail
le « voleur » sur les tombes des soldats britanniques était un jardinier… qui faisait son travail

Au lieu du « vandale », un simple employé qui faisait son travail. Le supposé « vol » de couronnes, de fleurs et de plaques commémoratives sur les tombes de soldats britanniques, dans une dizaine de cimetières municipaux, a suscité l’émoi mercredi dans le Finistère. Il s’agit en réalité de l’œuvre d’un jardinier, a conclu une organisation britannique.

Renaissance de l’anglophobie ? Conséquence involontaire du Brexit ? “Cela n’a aucun sens, c’est scandaleux et stupide”, a déploré mercredi matin François Fouré, délégué général du Souvenir Français du Finistère, en annonçant le dépôt de plusieurs plaintes pour vol.

En cause : la disparition, révélée le matin même par le quotidien Le Télégramme, de couronnes de fleurs, plaques commémoratives et autres croix en bois ornées d’un coquelicot, sur les tombes de soldats britanniques dans une dizaine de cimetières du département breton.

“Il enlève tout ce qui est fané, abîmé, sec ou mort”

Certains objets commémoratifs ont même été retrouvés dans les poubelles, selon Fouré, dont l’association a pour mission de surveiller les tombes des anciens combattants. “C’est désolant”, a réagi Pascal Kerboul, le maire de la commune de Folgoët, au quotidien Ouest-France.

La préfecture du Finistère a refusé de commenter “car une information judiciaire est en cours”, précisant seulement que l’Office national des combattants et des victimes de guerre avait déposé plainte (ONACVG). Interrogée sur l’étendue géographique de ces vols, la Commonwealth War Graves Commission (CWGC), organisme qui supervise les tombes des soldats de l’ancien Empire britannique, a alors mené une rapide enquête.

” C’est un tempête dans une théière (une tempête dans un verre d’eau) », déclarait peu après Pascal-Louis Caillaut, responsable de la communication de la CWGC en France. « Ce n’est pas du vandalisme. C’est notre jardinier qui nettoie les tombes dans le Finistère. On enlève tout ce qui est fané, endommagé, sec ou mort », a-t-il expliqué.

“Il n’y a pas de méchanceté”

« Nous avons des standards de qualité très élevés. Lorsque les fleurs sont en mauvais état, nous les retirons systématiquement par respect pour les soldats », a ajouté Pascal-Louis Caillaut, précisant que la CWGC gérait 3 000 sites en France, dont 1 000 cimetières en propre et 2 000 carrés de cimetières. communautaire.

Informé de l’erreur, François Fouré, de Souvenir français, a regretté un « manque de coordination ». “Mais ce qui est important, c’est qu’il n’y ait pas de mauvaise volonté de la part de certains Français envers les tombes britanniques”, a-t-il souligné.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV Le RC Lens a failli faire faillite après Mediapro ! – .
NEXT Football féminin – Lina Gay nouvelle recrue du DFCO féminin à Dijon