un ouistiti à brosse blanche détenu illégalement dans un appartement

un ouistiti à brosse blanche détenu illégalement dans un appartement
un ouistiti à brosse blanche détenu illégalement dans un appartement

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Éditorial métropolitain

Publié le

22 mai 2024 à 13h23

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Ce mardi 21 mai le service départemental de l’Office français de la biodiversité (OFB) de l’Hérault Et la brigade de gendarmerie de Valrasdans le cadre d’une enquête commune, découvert, au domicile deun couple à Sérignan, un ouistiti à pinceaux blancs détenus illégalement en captivité.

En bonne santé malgré tout

Ce sont des témoignages d’habitants de Sérignan faisant état de cris aigus d’un animal dans un quartier qui ont alerté les autorités. Des agents de l’OFB et des gendarmes de Valras se sont ensuite rendus sur place et ont localisé l’animal tenu en laisse sur un balcon. Correctement traité par ses propriétaires, ce ouistiti à poils blancs était pourtant détenu depuis plusieurs années dans des conditions totalement inadaptées à l’espèce et ne disposait d’aucun document prouvant son origine légale.

Une espèce sociable

Le ouistiti à brosse blanche (Callithrix jacchus) est une espèce de primate sud-américain protégé par la Convention de Washington (CITES) en raison de la destruction de son habitat et de la capture de spécimens de cette espèce pour les utiliser comme animaux de compagnie. Cette espèce sociable qui vit en groupe de 2 à 20 individus a besoin de la présence d’autres congénères pour pouvoir s’épanouir et se positionner correctement au sein de la structure sociale du clan, dirigé par une femelle dominante. Historiquement utilisé dans la recherche médicale, l’animal fait aujourd’hui l’objet d’un trafic important en France. Il s’agit du quatrième animal de cette espèce découvert en Occitanie depuis plusieurs années.

Dans un contexte général où les risques sanitaires ont considérablement augmenté ces dernières années, le code de l’environnement interdit strictement la détention de tous les primates quelle que soit leur taille. Dans le cas présent, le danger chez cette espèce qui pèse moins de 300g ne vient pas de la morsure mais de sa proximité génétique avec l’homme qui en fait le vecteur potentiel de maladies mortelles pour l’homme comme l’herpès B ou la variole du singe.

La peine encourue pour détention ou commerce illicite de primates est de 3 ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende. Quant au ouistiti, un peu gras mais en bonne santé malgré une alimentation trop riche et inadaptée, il a été placé en zoo afin de réaliser un bilan sanitaire. Dans les prochains mois, il devrait rejoindre un groupe de pairs dans un autre zoo une fois la période de quarantaine passée.

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