« Il faudrait passer l’été sereinement… » Dans le Lot, les nappes phréatiques sont entièrement reconstituées

« Il faudrait passer l’été sereinement… » Dans le Lot, les nappes phréatiques sont entièrement reconstituées
« Il faudrait passer l’été sereinement… » Dans le Lot, les nappes phréatiques sont entièrement reconstituées

l’essentiel
Les nappes phréatiques du Lot ont atteint un niveau de remplissage suffisamment élevé pour garantir en principe de l’eau potable à tous cet été.

Sorti du bois, ou presque. L’été ne semble pas encore arriver dans le Lot, alors que le mois de juin approche à grands pas. Même si les intempéries et les fortes pluies peuvent peser sur le moral de certains, elles sont néanmoins indispensables au bon développement de la végétation et au remplissage des nappes phréatiques. Cette année, au mois de mai, il pleut beaucoup dans le Lot. A tel point que « sur les 20 derniers jours du mois de mai, nos stations de données ont enregistré entre 120 et 150 millimètres de pluie selon les localités du département », explique un prévisionniste de Météo France Sud-Ouest.

Elle précise, à titre de comparaison, que la précipitation moyenne entre 1991 et 2020 à Gourdon, pour le mois de mai, a été de 82 millimètres de pluie cumulée. Par endroits, des quantités de pluie presque deux fois supérieures à la moyenne ont donc été enregistrées ce mois-ci. En mars et avril, les cumuls pluviométriques ont également été supérieurs à la moyenne établie par Météo France Sud-Ouest. De quoi faire travailler les chênes lotois.

Malgré l’appétit des arbres « les nappes phréatiques se remplissent encore »

Car, en hiver, et plus précisément d’octobre à mars, la faune sauvage plonge dans une phase de sommeil où elle ralentit son métabolisme pour se protéger du froid. C’est une période pendant laquelle les plantes n’absorbent pas l’eau. « Mais quand la végétation se réveille, elle pompe tout avant que l’eau n’atteigne les nappes phréatiques », s’exclame Cyril Delporte, hydrogéologue du département du Lot. La courbe devrait alors commencer à s’inverser, au moins s’éclaircir… Ce qui n’est pas le cas cette année. Ce phénomène se produit lorsque les pluies sont fines, échelonnées et en quantités corrélées aux normales saisonnières. Pourtant, c’est abondant, “par rapport aux chroniques des années précédentes remontant jusqu’à il y a 15 ans, on est bien au-dessus des niveaux moyens dans les nappes, on est même à un niveau très élevé”, confirme l’hydrogéologue.

Les 3 à 4 phases de remplissage massif des nappes phréatiques enregistrées depuis la mi-octobre y sont pour quelque chose. C’est pourquoi les plantes ne peuvent pas pomper toute l’eau, elles n’ont d’autre choix que de la laisser s’infiltrer dans les réserves souterraines. Ce qui ne s’avère pas pire pour nos ressources, “on devrait passer l’été sereinement avec de l’eau potable grâce au mois de mai, ici on compte beaucoup sur les précipitations à cette période de l’année”, assure Cyril Delporte.

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