Dans les entrailles d’Ono Cannabis

Ono Cannabis approvisionne désormais la Société québécoise du cannabis (SQDC) et son homologue ontarienne, l’Ontario Cannabis Retail Corporation, mieux connue sous le nom d’Ontario Cannabis Store (OCS). L’entreprise ambitionne à terme de percer dans d’autres provinces canadiennes.

Un autre client vient d’être ajouté. «Ces derniers mois, nous avons recherché les accréditations nécessaires pour produire du cannabis à des fins médicales pour l’Allemagne. Nous avons eu des accords avec les autorités allemandes, qui nous permettront d’exporter là-bas», explique Steven Sirois, co-fondateur et maître de culture chez Ono Cannabis.

« Au Canada, le marché médical était déjà présent avant la légalisation du cannabis à des fins récréatives. Ce dernier secteur a pris une plus grande part presque partout au Canada.

— Steven Sirois, co-fondateur et maître de culture chez Ono Cannabis

« Mais à l’international, c’est un peu la même séquence qu’on a vécu au Canada. Ainsi, dans un premier temps, les pays auront tendance à donner la priorité au côté médical avant de légaliser le côté récréatif.

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Au cours de la dernière année, un premier agrandissement des installations sur la Rive-Sud de Québec a déjà eu lieu. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Élargissement

Au cours de la dernière année, un premier agrandissement des installations sur la Rive-Sud de Québec a déjà eu lieu. «Nous avons visité la première partie de notre agrandissement», raconte M. Sirois à la fin de la visite. « Les cinq nouvelles salles fleuries supplémentaires nous ont permis de passer d’une tonne [1000 kilogrammes] à cinq tonnes [5000 kg] de production par an. Et passer de 10 à 45 salariés l’année dernière.

Mais ce n’est pas fini. Une nouvelle phase d’agrandissement est en préparation.

« Dans les mois à venir, nous ajouterons un autre étage de culture, ce qui nous donnera jusqu’à neuf salles de culture au total. Cela nous permettra d’approcher les 10 tonnes de production par an. Et nous devrions atteindre 80 salariés au total », ajoute le co-fondateur.

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Les boutures de cannabis sont placées dans des jardinières verticales où elles seront irriguées en continu par pulvérisation d’eau récupérée, traitée et recyclée. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Production verticale

Afin de ne pas prendre trop de place, Ono Cannabis privilégie la production verticale, avec l’aéroponie. Pour résumer, les plantes sont issues de boutures coupées de plantes mères. Ces boutures sont placées dans de la laine de roche afin qu’elles forment des racines.

Ensuite, les boutures sont placées dans des jardinières verticales où elles sont irriguées en continu par aspersion d’eau récupérée, traitée et recyclée. Aucun sol n’est utilisé pour éliminer une éventuelle contamination. Les plantes sont ensuite séchées avant d’être coupées et conditionnées.

«En faisant cela, on prend quatre fois moins de place que si on avait des serres», illustre M. Sirois. « Avec des serres, nous aurions jusqu’à 300 000 pieds carrés. »

Le processus depuis la découpe jusqu’à l’emballage du produit prêt à être livré prend au total quatre mois.

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Il y avait une activité intense chez Ono Cannabis. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Nouveau directeur général

Ono Cannabis compte dans ses rangs une nouvelle directrice générale, Christine Carrier.

« Christine vient de LKQ, l’entreprise spécialisée dans le recyclage de pièces automobiles, explique Alexandre Blais, directeur marketing. « Elle possède une expertise particulière dans les processus de production et est spécialisée dans les systèmes internes. Avec notre prochaine expansion, elle sera en mesure de coordonner tout cela.

 
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