« Une affaire qui a marqué ma carrière… Le souvenir douloureux d’une bataille judiciaire hors du commun

« Une affaire qui a marqué ma carrière… Le souvenir douloureux d’une bataille judiciaire hors du commun
« Une affaire qui a marqué ma carrière… Le souvenir douloureux d’une bataille judiciaire hors du commun

l’essentiel
Après le quadruple meurtre de Monfort en 1999, l’avocat parisien Me Jacoba de Jongh-Dunand a été appelé pour défendre les intérêts des enfants des victimes. 25 ans après l’affaire, les cicatrices du traumatisme semblent avoir du mal à cicatriser.

Elle était l’avocate des enfants de la famille Van Hulst. Me Jacoba de Jongh-Dunand se souvient de l’ambiance pesante qui a envahi la salle d’audience où s’est tenu l’un des plus grands procès qu’ait connu le Gers, en mars, il y a 21 ans. « Je me souviens de son look, Kamel Ben Salah ne m’aimait pas trop. Il m’a fait peur”, raconte l’avocat parisien.

Dans les années 1990, les enfants des victimes étaient au début de la vingtaine. En 2024, les cicatrices de tels traumatismes auront du mal à cicatriser.

La famille Van Hulst et la famille Nieuwenhuis, lors du procès en première instance à Auch, en mars 2001.
DDM – Archives photographiques, BD

« 25 ans plus tard, mes clients ont reconstruit leur vie. Ils ont perdu père, mère, oncle et tante dans ce qui peut être décrit comme une scène d’horreur. C’étaient de jeunes orphelins», déclare Me de Jongh-Dunand.

“M. La fille de Nieuwenhuis m’a dit qu’elle était consciente que les parents disparaissent logiquement avant leurs enfants. Mais dans ces conditions, c’est vraiment horrible.

Le temps a passé et pour Me de Jongh-Dunand, cette affaire la suivra toute sa vie. «Ça a marqué ma carrière, ça a quand même pris 4 ans de ma vie, on ne peut pas l’oublier», dit-elle. L’avocat gardait toujours des liens avec le fils de Johan, Taco Nieuwenhuis. « Depuis 25 ans, ils sont confrontés à tout cela. Aujourd’hui, ils veulent tourner la page. Ils ne veulent plus en parler.

Pourtant, la question de la modification de la peine, 21 ans après la condamnation de Ben Salah, marque l’esprit de Me de Jongh-Dunand et de ses anciens clients. Une possibilité qui suscite l’inquiétude. « On a peur qu’il se retrouve dehors », confie l’avocat.

Pas l’ombre d’un doute sur la culpabilité

Même des années plus tard, la question de l’innocence soulevée par la défense agace encore aujourd’hui Me de Jongh-Dunand à bien des égards.

Condamné en appel à Bordeaux, Ben Salah s’était pourvu en cassation depuis sa cellule de prison. Il s’agissait d’envoyer, dans des délais très brefs, un mémoire au tribunal afin d’étayer les plaintes contre le jugement.

« Il a eu de grands avocats comme Martial, Collard, Lévy et ils sont sûrs de leur défense. Mais ils ne se sont pas trompés et ont fait la moindre démarche devant la Cour de cassation lorsque le pourvoi a été déclaré irrecevable. Il a été condamné parce que nous avons trouvé suffisamment de preuves. La justice a été rendue.

 
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