Janine Jansen et la Suisse

Janine Jansen et la Suisse
Janine Jansen et la Suisse

Dans le sillage de Pavel Vernikov

Ces liens se sont considérablement renforcés ces cinq dernières années, grâce à sa nomination en 2019 comme professeur à la Haute école de musique de Lausanne (HEMU), site de Sion, sur recommandation de son ami Pavel Vernikov – avec qui elle partage également depuis cet été la direction artistique du Festival de Sion ! « Même si j’avais un peu peur de franchir le pas – en raison d’un emploi du temps très chargé – je ne regrette absolument pas ma décision : cette activité m’apporte un équilibre insoupçonné et le contact avec les élèves enrichit substantiellement mon répertoire. Leur profil ? « Ce sont des jeunes curieux, qui travaillent très dur chaque jour… et je pense qu’ils n’ont pas d’autre choix que d’être ainsi, car la musique est une histoire d’amour, une quête perpétuelle, un investissement total pour le public, qui attend que vous parliez. à eux dans le langage de l’émotion et à eux seuls – sinon à quoi ça sert ?

Le premier Mendelssohn avec papa

Comment Janine Jansen parvient-elle à transmettre cette émotion à travers un concerto comme celui de Mendelssohn, qu’elle a joué (pour ne pas dire « usé ») des dizaines de fois ? « Ce sont les deux faces d’une même médaille. D’un côté, il serait absurde d’oser prétendre être capable de faire preuve de la même fraîcheur qu’au premier jour face à une partition qui vous accompagne depuis plus de trente ans. Après ceux de Bach et Mozart, ce Concerto en mi est en effet le premier « grand » que j’ai joué en public : c’était sous la direction de mon père, dans l’acoustique très (trop ?) généreuse de la cathédrale Saint-Martin d’Utrecht, où il officie comme organiste. En revanche, le remettre constamment au travail auprès d’autres chefs lui permet d’affiner sa perception du texte, de la musique, de voir se dévoiler des aspects insoupçonnés de la partition, tout en maintenant cet impératif au premier plan. énergie, transparence, lyrisme, essentiels à sa juste interprétation.

Après ceux de Bach et Mozart, ce Concerto en mi est en fait le premier « gros » que j’ai joué en public.

Jouez, enseignez… et programmez !

Projets? Rêves? « Il y en a toujours ! Mais cette pression que l’on subit à force de devoir sans cesse se projeter deux à trois ans en avant, au-delà du « luxe » que cela représente en termes de sécurité, a aussi quelque chose de terrifiant : un musicien ne doit surtout pas être ici au moment où il transmet son art ? Il me reste encore beaucoup de territoires à explorer, à enregistrer : le Deuxième concerto de Bartók, l’intégrale Sonates et Partitas pour violon seul par Bach. J’aime aussi développer, année après année, les programmes du festival de musique de chambre que j’ai fondé en 2003 à Utrecht : c’est un répertoire qui me tient à cœur, et j’apprécie ce travail de programmation. À quand une résidence de Janine Jansen à Gstaad ?


16.8 Orchestre du Festival de Gstaad & Jaap van Zweden

Mendelssohn : Concerto en mi mineur

Bruckner : Symphonie n°7

gstaadmenuhinfestival.ch
68e édition du 12 juillet au 31 août 2024

 
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