Lise Ménage et Victoire Berteau, deux championnes de France aux rôles très différents

Lise Ménage et Victoire Berteau, deux championnes de France aux rôles très différents
Lise Ménage et Victoire Berteau, deux championnes de France aux rôles très différents
Bretagne Ladies Tour, du 22 au 24 mai

Chez Cofidis, nous roulons en rouge et blanc depuis longtemps. Mais le bleu vient d’apparaître sur deux maillots, dans l’équipe féminine : celui de Victoire Berteau, championne de France Elite depuis le 24 juin 2023, et celui de la Bretonne Lise Ménage, sacrée chez les U23 le 11 mai.

Elles seront alignées ensemble sur le Bretagne Ladies Tour, qui débutera ce mercredi. « C’est assez drôle d’avoir deux champions de France dans l’équipe », s’amuse le Bretillien. Cela montre aussi le niveau de notre équipe ! » Pour le jeune cycliste (19 ans), devenu pro cette année, « c’est toujours un honneur de courir avec le champion de France. J’apprends beaucoup de Victoire ! »

“Il y a des filles plus fortes que moi dans l’équipe”

Les rôles dans l’équipe sont clairement répartis. Victoire Berteau est en tête, avec Hannah Ludwig, également protégée sur ce Bretagne Ladies Tour. Lise Ménage joue, assez logiquement, le rôle de la coéquipière : « Je veux bien faire dans le contre-la-montre ce mercredi, mais pour les étapes en ligne, ce sera tout pour mes coéquipières », affirme-t-elle, sans frustration : « C’est ça ne me dérange pas, car il y a des filles plus fortes que moi dans l’équipe. Si j’avais l’opportunité de courir pour moi-même, je sais que je ne gagnerais pas, alors je préfère mettre toutes mes forces pour aider les autres ! »

Pour Lise Ménage, formée au CV Plélan, cette première saison chez les pros est celle d’un « apprentissage » : « Victoire m’a beaucoup appris sur l’aspect technique, le positionnement dans le peloton et les automatismes à avoir. Elle ne court pas forcément devant dans les moments lents, mais quand ça compte, elle est toujours devant ! »

Victoire Berteau, qui partageait sa chambre lors des stages de pré-saison, l’a également rassurée sur ses premières classiques, notamment lors de Gand-Wevelgem, qu’elle a dû abandonner : « Je lui ai dit que c’était normal de prendre de la tôle au départ. de la saison lors de la première année, sourit le Nordiste. En tant que leader, j’essaie de lui donner confiance. »

Berteau “pas encore leader à 100%”

Ce costume n’est pas toujours facile à porter, même quand on est professionnel depuis 2019 et qu’on a remporté, sur piste, trois médailles aux championnats du monde et cinq aux championnats d’Europe : « Je ne suis pas encore à 100 % un leader, assure Victoire Berteau. Je n’en suis qu’un depuis cette année et j’ai encore du mal à m’affirmer, pas tant auprès de mes coéquipiers mais auprès de moi-même, je manque encore de confiance en moi. »

La coureuse, véritable chance de médaille aux JO, travaille avec un préparateur mental pour “redécouvrir (son) grain de folie”. Elle n’a plus gagné depuis son sacre. « J’ai envie de lever les bras dans ce beau maillot, mais je ne me mets pas de pression, d’autant plus que je viens d’un stage en altitude. Je veux juste profiter de cette dernière course avec ce magnifique maillot ! » Le dernier, vraiment ? Victoire Berteau tiendra certainement le coup jusqu’au championnat de France fin juin. « Mais attention, je ne vais pas le rendre facilement », annonce-t-elle. Je vais me battre pour le conserver, sur un parcours qui peut me convenir. » Il paraît que chez Cofidis, on aime de plus en plus le bleu.

#France

 
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