Les prochaines élections partielles du Canada à Toronto feront l’objet d’une surveillance accrue contre l’ingérence

Les prochaines élections partielles du Canada à Toronto feront l’objet d’une surveillance accrue contre l’ingérence
Les prochaines élections partielles du Canada à Toronto feront l’objet d’une surveillance accrue contre l’ingérence

Peu après que la juge Marie-Josée Hogue ait confirmé que des activités d’ingérence étrangère avaient eu lieu lors des deux dernières élections fédérales, le gouvernement a annoncé que l’élection partielle dans la circonscription de Toronto-St Paul’s se déroulerait sous étroite surveillance.

Le ministre de la Sécurité publique, des Institutions démocratiques et des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, a annoncé mardi que des mesures supplémentaires seraient introduites pour « protéger » l’élection contre toute potentielle tentative d’ingérence.

Un groupe de travail composé du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), du Centre de la sécurité des télécommunications, d’Affaires mondiales Canada et de la Gendarmerie royale du Canada procédera notamment à une surveillance accrue dans cette circonscription et produira deux rapports — l’un confidentiel et l’autre public — sur les tentatives d’interférence détectées.

Le rapport classifié sera également fourni au premier ministre Justin Trudeau et à d’autres ministres.

« Les mesures supplémentaires que nous avons annoncées pour garantir l’intégrité de l’élection partielle dans Toronto-St Paul’s s’ajoutent à la gamme de mesures que notre gouvernement a mises en place ces dernières années pour lutter contre la corruption. « ingérence étrangère », a déclaré un porte-parole du ministre LeBlanc.

La Commission Hogue a récemment révélé que des activités d’ingérence étrangère avaient bien eu lieu, mais que ces actes n’avaient eu aucun impact sur l’élection du Parti libéral du Canada lors des deux dernières élections générales. La juge a toutefois noté dans son rapport que les courses à l’investiture « peuvent être des points d’entrée pour des États étrangers qui souhaitent s’immiscer dans notre processus démocratique ».

Le gouvernement devra convoquer deux autres élections partielles dans les mois à venir.

Ces mesures de surveillance renforcée ont été annoncées pour la première fois l’été dernier en préparation de quatre élections partielles. Le rapport public a finalement conclu qu’aucun incident de sécurité informatique n’avait visé Élections Canada l’année dernière.

Les menaces se multiplient

Appelée à témoigner devant une commission parlementaire mardi, la sous-ministre adjointe et directrice adjointe du SCRS, Nicole Giles, a déclaré que l’ampleur des menaces liées à l’ingérence étrangère «augmente de manière significative».

« Il est de plus en plus difficile pour les individus d’être capables d’identifier la réalité des informations qui se cachent derrière ce qu’ils voient en ligne », a-t-elle déclaré.

Les libéraux ont récemment déposé le projet de loi C-70, intitulé « Loi concernant la lutte contre l’ingérence étrangère », qui prévoit notamment une communication plus large des informations critiques et l’établissement d’un registre de transparence sur l’influence étrangère.

Le nouveau registre exigerait que certaines personnes s’inscrivent auprès du gouvernement fédéral pour se prémunir contre de telles activités.

Nicole Giles a jugé que le nouveau projet de loi pouvait encore être amélioré, sans toutefois en identifier les failles.

Le siège de ce bastion libéral a été libéré par la députée libérale de longue date et ancienne ministre Carolyn Bennett. Elle a annoncé l’année dernière qu’elle quittait ses fonctions dans Toronto-St Paul’s, après 27 ans en politique.

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