Les petites listes sont-elles plus défavorisées en France qu’ailleurs ? – .

Les petites listes sont-elles plus défavorisées en France qu’ailleurs ? – .
Les petites listes sont-elles plus défavorisées en France qu’ailleurs ? – .

Les listes de candidats doivent financer elles-mêmes leur vote en France

VRAI. Trente-sept listes de candidats ont été déposées pour les élections européennes en France. Et pourtant, les électeurs qui se rendront au bureau de vote le 9 juin y trouveront probablement moins de 37 piles de bulletins. La raison : en France, l’impression et la distribution de ces bulletins à glisser dans l’urne relèvent de la responsabilité des listes. Un coût énorme pour les moindres mouvements. «Quand on ajoute les professions de foi [ces documents décrivant le programme électoral des listes envoyés aux électeurs quelques jours avant le scrutin, NDLR] que nous devons également financer, nous estimons le coût total à environ 1,2 million d’euros pour avoir un bulletin par électeur », indique Sven Franck, candidat en France du mouvement paneuropéen Volt.

C’est pourquoi, pour économiser de l’argent, les petits partis choisissent d’imprimer moins de bulletins de vote par bureau de vote et/ou de sauter certains bureaux. Quoi qu’il en soit, cette dépense reste de loin la plus importante pour les plus petits déplacements en France.

Sur le même sujet

Elections européennes : comment être candidat ?

Alors que se prépare la campagne pour les élections européennes du 9 juin, la plupart des partis ont déjà désigné leurs principaux candidats. Éligibilité, remboursement, etc. Le point sur les conditions pour être candidat

Cette règle, qui désavantage fortement les plus petits partis, existe-t-elle ailleurs ? Dans l’ensemble, non. En Allemagne, en Espagne, en Italie, en Belgique et aux Pays-Bas, les élections se déroulent avec un seul bulletin de vote : une feuille de papier contenant tous les noms des listes parmi lesquelles les électeurs peuvent choisir en cochant une case.

Plus généralement, les règles en France sont défavorables aux petites listes

VRAI. Certes, les partis en France peuvent bénéficier d’un remboursement des frais lorsque leur score dépasse 3 %. Mais un tel seuil peut paraître élevé aux petits mouvements : en 2019, seules 8 listes sur 34 l’avaient atteint. C’est en France que l’investissement initial, et donc les risques de pertes, sont les plus élevés pour les parties.

C’est aussi en France que le « retour sur investissement » – via l’obtention de sièges au Parlement européen – est le plus difficile à acquérir. Les listes ne remportent aucun député européen si leur score est inférieur à 5% des suffrages exprimés. Outre-Rhin, un tel seuil minimum n’existe pas aujourd’hui. Aux Pays-Bas, un score minimum de 3 % est nécessaire pour obtenir une représentation. En Espagne, 1,5% suffit, tandis que l’Italie fait partie des pays les plus restrictifs avec 4%.

Déposer une liste en France est néanmoins plus simple

VRAI. En France, le dépôt d’une liste ne nécessite pas d’obtenir la signature des élus ou des citoyens, ce qui peut donner l’illusion d’une concurrence ouverte. Mais ensuite les choses se compliquent pour les challengers. En Italie, le jeu est verrouillé dès cette première étape : il faut obtenir 150 000 signatures sur une période de six mois… ou en avoir déjà une élue au Parlement européen. Des systèmes de signature sont également en vigueur en Allemagne, aux Pays-Bas et en Espagne, mais avec des exigences beaucoup plus souples.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV Le Canada fournira cinq milliards pour le prêt à l’Ukraine lié aux actifs russes
NEXT plusieurs ponts à éviter ce week-end à Montréal