« Le secteur privé n’en fait pas assez pour financer l’innovation »

« Le secteur privé n’en fait pas assez pour financer l’innovation »
« Le secteur privé n’en fait pas assez pour financer l’innovation »
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Bruno Bonnell, secrétaire général de l’investissement en charge de France 2030, arrive à l’Elysée, à Paris, le 8 novembre 2022. BENOIT TESSIER/Reuters

Nul doute que Bruno Bonnell a le 22 mai à son agenda, date de l’ouverture de la nouvelle édition du salon technologique VivaTech, dont les thèmes principaux cette année seront l’intelligence artificielle (IA) et les données. Des sujets qui l’intéressent particulièrement depuis qu’il a quitté son mandat d’adjoint pour diriger le plan France 2030 dédié aux investissements d’avenir.

Annoncé en 2021, ce plan est doté de 54 milliards d’euros, dont 2 milliards consacrés à l’IA. Déjà 31 milliards ont été engagés pour soutenir environ 4 000 projets, mais le montant restant à dépenser devrait permettre d’investir encore plus massivement dans les entreprises françaises impliquées, directement ou indirectement, dans l’IA.

« Nous ne voulons pas être laissés pour compte dans cette révolution »fait valoir M. Bonnell, qui rappelle l’attractivité de la France dans cette discipline, qu’il s’agisse de la formation universitaire, des investissements annoncés par les géants du numérique comme Microsoft et son projet de 4 milliards d’euros pour construire de nouveaux centres de données, ou encore des progrès de la France dans le développement des ordinateurs quantiques.

Dépenses « sauvegardées »

Dans un climat d’austérité budgétaire instauré par Bercy, pas question d’ajouter à la cagnotte, ni de réduire les ressources : « Que ce soit le Premier ministre [Gabriel Attal]le ministre de l’Économie [Bruno Le Maire] ou le Ministre de l’Industrie [Roland Lescure], tous ont certifié que ces dépenses sont protégées. Il ne s’agit pas de dépenses pour combler les déficits mais pour l’avenir. »explique M. Bonnell.

Mieux, le dirigeant assure que le plan mené par l’Etat sera remboursé entre 2028 et 2029 à travers le paiement par les entreprises aidées de la TVA, des charges sociales pour les emplois générés, et de l’impôt sur les sociétés. Et M. Bonnell a rappelé que le rapport réalisé en juin 2023 par la Commission de suivi des investissements d’avenir prévoit que France 2030 devrait augmenter le produit intérieur brut du pays de 40 à 80 milliards d’euros et créer 288 000 à 600 000 emplois d’ici 2030.

Lire aussi : France 2030 : ce qu’il faut retenir des annonces d’Emmanuel Macron sur l’innovation

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A ce jour, le plan initié par l’Etat soutient à parts égales les TPE, PME et start-up, d’une part, et les grands groupes, d’autre part, avec notamment le financement de la gigafactory de batteries électriques Verkor, à Dunkerque ( Nord), ou encore l’extension du site de production de semi-conducteurs STMicroelectronics, à Crolles (Isère). « Nous intervenons sur des opérations d’accompagnement qui vont de 50 000 ou 10 000 euros à plus de 2 milliards d’euros »explique M. Bonnell.

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