les jeunes CNCR plaident pour le réajustement de la contribution de l’Etat – Agence de presse sénégalaise – .

Louga, 21 mai (APS) – Le président jeunesse du collège du Conseil national de concertation et de coopération des populations rurales (CNCR), Alioune Badara Diongue, a souligné la nécessité de réajuster les parts de l’Etat et des agriculteurs dans le remboursement du crédit agricole.

« L’État prend en charge 5 % du taux de remboursement du crédit agricole, tandis que les agriculteurs en supportent 7,5 %. Maintenant, nous voulons une inversion des actions, pour que l’État s’occupe des 7,5% au lieu des 5%», a-t-il déclaré.

Alioune Badara Diongue s’est exprimé devant les journalistes, à l’issue d’une journée de concertation avec les jeunes du village de Niouroukhléne (nord) sur la révision de la loi agro-sylvio-pastorale et de la pêche. Il a indiqué que « cette journée de concertation a été l’occasion pour les jeunes du village d’échanger sur diverses questions relatives à la révision de la loi agro-sylvopastorale ».

Selon lui, « l’objectif de ces discussions est d’informer les jeunes sur l’existence et le contenu de la loi, de discuter de leur place dans ce cadre législatif et de trouver les moyens de les intégrer en tant qu’acteurs à part entière », et pas simplement comme travail ou soutien ».

Alioune Badara Diongue a également souligné « l’importance d’intégrer pleinement les acteurs de la pêche dans ce processus, une demande qui fait partie des doléances pour la révision de la loi ».

Dans cette dynamique, le président des jeunes du collège du CNCR a salué « l’instruction du Président de la République, lors du Conseil des Ministres, demandant au Ministre de l’Agriculture de prendre des mesures pour la révision et l’actualisation de cette loi ».

« Nous, les collèges du CNCR, d’autres organisations paysannes comme l’ECOSES que je coordonne, ainsi que le Conseil National de la Jeunesse du Sénégal, avons initié des réflexions de terrain pour recueillir l’avis des jeunes » a-t-il expliqué.

M. Diongue a également évoqué « la nécessité de prendre en compte les préoccupations des femmes, notamment en matière d’accès à la terre ».

« Il est légitime que les femmes soient prises au sérieux dans toutes les discussions concernant le financement, l’accès aux intrants agricoles, à la terre et à l’eau », a-t-il soutenu.
Les jeunes du collège du CNCR ont également souligné « l’importance de poursuivre les discussions sur des questions telles que l’assurance agricole, la maîtrise du foncier et de l’eau » et ont exprimé leur « satisfaction de voir des jeunes de différentes régions se mobiliser sur ces questions ».

DS/ABB/ASG

 
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