Le démarrage des travaux de forage du projet de géothermie profonde de la Haute-Sorne est autorisé

Le démarrage des travaux de forage du projet de géothermie profonde de la Haute-Sorne est autorisé
Le démarrage des travaux de forage du projet de géothermie profonde de la Haute-Sorne est autorisé

Les autorités cantonales ont autorisé l’exploitant du projet de géothermie profonde de la Haute-Sorne, la société Geo-Energie Jura SA, à démarrer les travaux de forage. Les exigences découlant des autorisations délivrées et des conventions signées en 2015 et 2022 ont été vérifiées. Les services cantonaux concernés, avec l’appui de groupes de surveillance spécialisés mis en place parallèlement au projet, surveilleront le site et interviendront si nécessaire.

Le démarrage des forages d’exploration du projet de géothermie profonde à Glovelier est soumis aux conditions strictes prévues par les autorisations délivrées et par les conventions conclues entre l’opérateur et le Gouvernement. Les services cantonaux concernés ont constaté que les conditions étaient remplies pour permettre le démarrage des travaux. Celles-ci auront lieu en continu, 24h/24 et 7j/7.

Les contrôles effectués portent notamment sur les éléments ci-dessous.

Surveillance environnementale de construction (SER) et traitement des boues de forage
Le suivi environnemental de mise en œuvre dédié au projet de géothermie profonde de la Haute-Sorne, réalisé par un bureau spécialisé sous la supervision de l’Office de l’Environnement, garantit le respect des normes environnementales lors des travaux de forage. Cette surveillance vise par exemple à mesurer le bruit en continu, à gérer les éventuels impacts sur la pollution de l’air, des sols et des eaux souterraines et inclut également la gestion et l’élimination des déchets (boues de forage). Le plan de gestion des déchets, validé par l’Office de l’Environnement, comprend le contrôle de la qualité des boues et résidus de forage et le suivi de leur élimination. Les déchets seront traités hors du canton par une entreprise spécialisée et agréée.

Surveillance de la sismicité par le Service Sismologique Suisse (SED)
À la demande du Canton, le SED, l’institution fédérale chargée des tremblements de terre, a enrichi son système de mesures permettant une surveillance et une analyse accrues des évolutions sismiques dans la région. Ces mesures contribuent à la capacité de détecter et de localiser les séismes situés à proximité du site et de différencier les événements naturels de ceux qui pourraient être induits par le projet. Le SED publie les données en temps réel sur son site et informe automatiquement et immédiatement le Canton et l’exploitant en cas de tremblements de terre localisés à proximité du puits de forage.

Plan d’intervention « Feux bleus »
Le plan d’intervention « feux bleus » est opérationnel et garantit une gestion coordonnée et efficace en cas de situation d’urgence pouvant survenir au cours de la phase exploratoire en cours. Les scénarios d’urgence développés prennent en compte l’ensemble des opérations de forage. Certaines d’entre elles pourront avoir un impact dans un rayon maximum de 120 mètres autour du forage, qui comprend la route cantonale. La coordination du groupe « feux bleus », sous la responsabilité de la section protection de la population, associe la police cantonale, les pompiers, l’Hôpital du Jura, les services de l’Etat concernés (Office de l’environnement, Service du développement territorial, Service des infrastructures et Consommation et Vétérinaire). Service des Affaires étrangères), l’ECA Jura et les CFF.

Un encadrement strict
La Convention 2022 permet un renforcement du cadre sécuritaire, qui se traduit par un suivi particulièrement rigoureux du projet et de ses opérations par l’autorité cantonale. Ces conditions très strictes ainsi que les mesures de surveillance et de contrôle mises en place permettent au Gouvernement jurassien d’accompagner cette première phase. Cette phase exploratoire apporte au Canton de nouvelles connaissances sur le sous-sol jurassien et représente une opportunité pour sa transition énergétique et son indépendance.

A l’issue de cette première phase, l’analyse du risque sismique sera mise à jour et contrôlée par le Groupe d’Experts Indépendants (GEI) mandaté par le Gouvernement afin de décider si les conditions sont optimales ou non pour la poursuite du projet. . S’il s’avère que le risque de sismicité induite associé au projet de géothermie profonde ne devrait plus être acceptable, le Gouvernement pourra user de son droit et suspendre ou mettre fin au projet pilote de géothermie profonde. A défaut, le Gouvernement pourra autoriser le démarrage de la prochaine phase de stimulation.

 
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