Bas-Rhin. Un homme de 45 ans jugé pour avoir tué son ex-compagne devant ses enfants

Bas-Rhin. Un homme de 45 ans jugé pour avoir tué son ex-compagne devant ses enfants
Bas-Rhin. Un homme de 45 ans jugé pour avoir tué son ex-compagne devant ses enfants

Un père est jugé mardi 21 mai et mercredi 22 mai 2024 devant la cour d’assises du Bas-Rhin pour avoir tué son ex-compagne de 25 ans devant leurs quatre enfants en décembre 2020, indique laAFP. Il aurait ensuite transporté le corps dans une forêt au nord de Strasbourg et l’aurait enterré. Les restes ont été retrouvés plusieurs jours après la disparition de la victime. L’homme de 45 ans, déjà condamné à dix reprises pour conduite sans permis et trafic de drogue, encourt la perpétuité.

Une dispute devant les enfants

La famille se trouvait dans l’appartement de la victime au moment du drame. Les enfants du couple, alors âgés de 7, 5, 3 et 2 ans, regardaient la télévision. Interrogés comme témoins, les deux aînés ont évoqué une dispute entre leurs parents. Leur père était persuadé que leur mère, avec qui il était séparé depuis deux mois, “J’étais amoureux d’un autre garçon”selon le récit donné aux enquêteurs.

Les enfants avaient “a sauté par terre pour faire du bruit pour attirer l’attention du voisin”, en vain. La jeune femme a été étranglée pendant au moins six minutes selon les médecins légistes. Elle avait également reçu des coups de couteau au bras et à la joue.

Il achète une grosse malle

Dans un premier temps, l’homme avait assuré aux enquêteurs qu’il n’avait aucun lien avec la disparition de son ex-compagne. Mais son ADN a été retrouvé sur le couteau et le sang de la jeune femme a été découvert sur ses chaussures ainsi que dans tout l’appartement. Les enquêteurs ont également réussi à prouver que le père avait acheté une grande malle de transport au moment des faits et que son téléphone portable avait été limité à la zone où habitait la victime.

Pour se défendre, il a évoqué une relation conjugale toxique. “Elle cherchait toujours les ennuis, elle est responsable jusqu’au bout”a-t-il déclaré aux enquêteurs. “J’étais en colère contre elle”a néanmoins admis l’accusé au cours de l’enquête, tout en assurant qu’il n’avait pas “Je n’ai jamais voulu la tuer” et regretter de ne pas avoir “ne pas savoir s’arrêter au bon moment”.

Plusieurs plaintes pour violences conjugales

Victime de violences conjugales, la femme avait déposé 13 mains courantes. Un signalement a également été fait au bailleur social signalant « frappe aux murs, aux portes et aux meubles » et ” des menaces de mort “. Elle a également déposé trois plaintes entre 2016 et 2019, qu’elle a rapidement retirées. Un quatrième, enregistré en janvier 2020, a donné lieu à un simple rappel à la loi.

Selon les experts psychiatres, l’accusé ne présente pas “aucune anomalie mentale ou psychologique”mais un « trouble de la personnalité antisociale » notamment à travers un « intolérance à la frustration »un « incapacité à ressentir de l’empathie » Et un « faible maîtrise de soi ».

 
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