elle est morte étranglée devant ses enfants

elle est morte étranglée devant ses enfants
elle est morte étranglée devant ses enfants

Le corps de la victime a été retrouvé quelques jours après sa disparition, enterré dans une forêt au nord de Strasbourg. La jeune femme de 25 ans avait été étranglée, pendant au moins six minutes selon les médecins légistes, par son ancien compagnon dont elle s’était séparée deux mois plus tôt. Ses restes portaient également des coups de couteau au bras et à la joue. Les faits se sont déroulés dans l’appartement de la victime, en présence des quatre enfants du couple, alors âgés de 7, 5, 3 et 2 ans. Interrogés comme témoins, les deux aînés ont raconté une dispute entre leurs parents alors qu’ils regardaient des dessins animés, car leur père avait cru que leur mère «était amoureux d’un autre garçon», selon le récit remis aux enquêteurs.

Face à la violence, les enfants ont eu «sauté par terre pour faire du bruit pour attirer l’attention du voisin“, en vain. Invité à faire un dessin, le garçon de 5 ans a tracé un couteau dans les mains de son père, et des marques rouges sur le cou de sa mère. Après avoir nié dans un premier temps toute implication dans la disparition de son ex-compagne, le père a fini par avouer ses actes, dépassé par les témoignages et les preuves, son ADN découvert sur un couteau, le sang de la victime retrouvé partout dans l’appartement et sur ses chaussures, les ligne téléphonique et son achat d’une grande malle de transport.

“J’étais faché”

Pourtant, lors de ses interrogatoires, il rejetait régulièrement la faute sur sa victime et mettait en avant le contexte d’une relation conjugale toxique. “Elle cherchait toujours les ennuis, elle est responsable jusqu’au bout», a-t-il déclaré aux enquêteurs. « Il a vécu 10 ans de violences verbales mutuelles, de dénigrements qu’il avait du mal à supporter, et d’une position floue de Madame concernant la rupture.», l’a annoncé à plusieurs reprises, explique son avocate, Caroline Bolla. “C’est un couple qui avait visiblement besoin d’aide..» “J’étais en colère contre elle», a néanmoins admis l’accusé lors de l’enquête, tout en assurant qu’il n’avait pas “Je n’ai jamais voulu la tuer» et regrettant de ne pas avoir «ne pas savoir comment (s’arrêter) au bon moment« .

L’enquête a montré que les violences conjugales étaient récurrentes, donnant lieu à 13 incidents, outre un constat du bailleur social faisant état de «coups dans les murs, les portes et les meubles” et “des menaces de mort« . La jeune femme avait également déposé trois plaintes entre 2016 et 2019, qu’elle a rapidement retirées. Un quatrième, enregistré en janvier 2020, a donné lieu à un simple rappel à la loi. « Il y a de l’incompréhension mêlée de colère», confie Sendegul Aras, avocat de la mère de la victime. “Si nous avions réagi, cela ne serait peut-être pas arrivé. Pourquoi n’avons-nous rien fait ?»

« Intolérance à la frustration »

Selon les experts psychiatres, l’accusé ne présente pas «aucune anomalie mentale ou psychologique“, mais un « trouble de la personnalité antisociale» à travers notamment un «intolérance à la frustration“, un “incapacité à ressentir de l’empathie” Et un « faible maîtrise de soi« . Son casier judiciaire fait déjà état de dix condamnations, pour conduite sans permis et trafic de drogue, pour un total de près de 7 ans de prison. Cette fois, il risque la prison à vie. Plusieurs avocats ont regretté que cette affaire n’ait été entendue que sur deux jours. “C’est court, cela ne nous laisse pas beaucoup de temps, mais le tribunal de Strasbourg est connu pour tenir des audiences rapides.», a confié l’un d’eux.

Si vous pensez être victime de violences, appelez le 3919, ce numéro est accessible 24h/24 et 7j/7.

#France

 
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