la petite forme du marché immobilier en Haute-Vienne

la petite forme du marché immobilier en Haute-Vienne
la petite forme du marché immobilier en Haute-Vienne

Le constat de l’Observatoire de l’Immobilier touche aussi bien le secteur commercial que celui de la vente aux particuliers : le marché ne se porte pas vraiment bien en Haute-Vienne.

En plein centre-ville de Limoges, un immeuble ne passe pas inaperçu. Direction le neuvième étage, la vue est imprenable avec un appartement qui vient d’être vendu. Béatrice Loizeau est responsable commerciale chez ORPI 87, elle a été en charge de la transaction : « C’est un appartement T4 vendu récemment, en très bon état, dans une résidence des années 70. »

L’acheteur a signé pour 139 000 euros, Soit 1900 euros le mètre carré. Bien au dessus du prix médian. Une vente qui reflète pourtant selon cet agent immobilier l’état du marché… À des années lumières de l’euphorie post-covid. « Nous avons la chance à Limoges et en Haute-Vienne d’avoir l’un des marchés immobiliers les plus accessibles de France. Donc tant que les revenus sont fixes avec un CDI, on a des clients qui peuvent acheter », explique le professionnel.

Pourtant, les chiffres sont là. En Haute-Vienne, la situation n’est plus bonne. Les ventes de locaux d’habitation sont en baisse tout comme nouvelle construction.

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Chiffres du marché immobilier en Haute-Vienne en 2023.

© France Télévisions – France 3 Limousin

Du côté des ventes aux particuliers, le prix médian des biens existants – pour les maisons et les appartements – se situe à un niveau très raisonnable. Malgré tout, les transactions ne décollent pas vraiment. Même si les taux d’intérêt commencent à baisser. Hervé Hindre, directeur du logement au Crédit Agricole Centre-Ouest, se veut néanmoins optimiste : “Cette augmentation qu’on a pu voir qui a été multipliée par quatre, en presque trois ans, ça impacte environ 40 000 euros sur une période de vingt-cinq ans ou ça impacte une pièce de moins, donc tout ça s’efface et ça incite les acheteurs à concrétiser leur rêve, c’est-à-dire acquérir leur résidence principale.

La bonne surprise dans ce contexte incertain vient des locations. La demande est là. Et l’offre nombreuse, bien que pas toujours adaptée : “Après, le souci qu’on a, c’est un parc vieillissant, on a des logements des années 70 qui ne trouvent peut-être pas preneurs, mais oui, on a assez de logements à Limoges”, explique Véronique Brunet, directrice adjointe de Foncia 87.

Sur le marché locatif, la priorité est, en tout état de cause, que les propriétaires investissent dans le DPE, le diagnostic de performance énergétique, marqueur incontournable du prix du loyer.

 
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