journée de sensibilisation le 23 mai

journée de sensibilisation le 23 mai
journée de sensibilisation le 23 mai

« Les employeurs sont souvent impuissants et regardent ailleurs »

Publié aujourd’hui à 8h27

Quelles sont les conséquences de la consommation d’alcool au travail ? Quels outils et ressources sont à la disposition des supérieurs, des collègues et des personnes impliquées ? Le 23 mai, la Journée nationale de l’alcool vise à explorer le thème de l’alcool au travail à travers diverses activités régionales.

« L’alcool est vraiment partout. Dans toutes les couches sociales. Que ce soit parmi les managers, les collaborateurs…» Pour Markus Meury, porte-parole d’Addiction Suisse, le sujet de l’alcool au travail concerne tous les horizons. Les répercussions sont multiples et peuvent avoir des conséquences graves pour les personnes concernées : mise en danger de la sécurité d’autrui, accidents du travail, baisse de performance, absentéisme, perte d’emploi, etc.

En abordant cette thématique cette année, Addiction Suisse souhaite faire connaître les moyens d’aide et de prévention existants, mais aussi sensibiliser au fait que les problèmes de consommation ou d’addiction restent souvent longtemps cachés. Par honte et par peur de perdre leur emploi, les personnes concernées s’efforcent d’accomplir leurs tâches professionnelles et le problème n’est donc pas immédiatement identifié.

«Beaucoup d’entreprises ne savent pas gérer»

«Il faut du temps pour se rendre compte que quelque chose ne va pas», explique Markus Meury. Et lorsqu’un changement de comportement est constaté, agir en conséquence reste difficile.

« Beaucoup d’entreprises ne savent pas comment gérer cela, c’est toujours très délicat. On peut avoir l’impression qu’il y a un problème, mais il est compliqué de confronter quelqu’un à ce sentiment. On peut se tromper et cela peut provoquer des conflits… Souvent, les employeurs sont impuissants et préfèrent regarder ailleurs. Mais le problème ne peut pas être résolu comme ça.»

À ce stade, vous trouverez du contenu externe supplémentaire. Si vous acceptez que des cookies soient placés par des fournisseurs externes et que des données personnelles leur soient ainsi transmises, vous devez autoriser tous les cookies et afficher directement le contenu externe.

Autorise les cookiesPlus d’informations

le Groupe francophone d’étude des addictions (GREA), la Croix Bleue, le Fachverband Sucht et Ticino Addiction, Addiction Suisse entend sensibiliser et outiller les employeurs mais aussi les collègues de travail lorsqu’ils soupçonnent une difficulté. “Les collègues n’osent pas toujours poser des questions personnelles et ne savent pas comment s’y prendre pour ne pas offenser ou offenser”, ajoute Markus Meury. C’est problématique, car eux aussi ont un rôle à jouer.»

Addiction Suisse nous invite non pas à poser un diagnostic et à ne pas chercher à obtenir des « aveux », mais plutôt à ouvrir le dialogue en se concentrant sur les changements observés au travail. Pour éviter qu’un collègue ne se détourne, l’organisme conseille notamment de parler de ses inquiétudes et de son ressenti à la première personne, en utilisant des formulations telles que « Je suis inquiet… », « J’ai l’impression… », « J’ai remarqué… » , et ce sans mettre l’accent sur l’alcool.

Bulletin

“Dernières nouvelles”

Voulez-vous rester au courant de l’actualité? « 24 Heures » vous propose deux rendez-vous par jour, directement dans votre boîte email. Ainsi, vous ne manquez rien de ce qui se passe dans votre canton, en Suisse ou dans le monde.

Ouvrir une session

Laura Manent est journaliste au sein de l’unité numérique de Tamedia. Diplômée en relations internationales et développement humain, elle est également titulaire d’un master de l’Académie du journalisme et des médias de l’Université de Neuchâtel. Elle a notamment travaillé pour la RTS et La Région Nord Vaudois.Plus d’informations @lauramntb

Avez-vous trouvé une erreur ? Merci de nous le signaler.

0 commentaire

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV La Suisse a tout prévu, même le pire
NEXT « L’été 2024 sera un défi », déclare Ben Smith, PDG d’Air France-KLM