Le Saint-Esprit Sergent Tartempion – homélie des Veillées de Pentecôte Gap 2024 – .

Le Saint-Esprit Sergent Tartempion – homélie des Veillées de Pentecôte Gap 2024 – .
Le Saint-Esprit Sergent Tartempion – homélie des Veillées de Pentecôte Gap 2024 – .

Veillée de Pentecôte 18 mai 2024 – 20h15 à la Cathédrale de Gap

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Le Saint-Esprit, encore inconnu du bataillon, est la bonté en personne, qui veut se répandre comme un fleuve d’eau vive ; tu as les trois parties de mon homélie !

Première partie : l’inconnu du bataillon, ou comment parler du Saint-Esprit

« Si quelqu’un a soif, que celui qui croit en moi vienne à moi et boive ! » En disant cela, il parlait du Saint-Esprit. » Jésus prend une image pour parler du Saint-Esprit : des fleuves d’eau vive. Demain, à la messe d’aujourd’hui, nous entendrons deux signes qui, le jour de la Pentecôte, ont rendu visible l’Esprit Saint, le coup de vent et les langues de feu. Une image, des signes, car comment parler autrement du Saint-Esprit ? Il est un peu le grand inconnu, l’inconnu du bataillon comme dit une expression française issue de la conscription militaire. Cette expression est la réponse régulatrice apportée à l’appel d’un nom inconnu et non identifié. « Sergent Tartempion ? …Inconnu du bataillon ! » Autrement dit : impossible à identifier, à retrouver, ou sans papiers d’identité. Or, c’est en son nom que nous avons été baptisés : « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » Et à chaque signe de croix nous le nommons. Ce faisant, nous pensons peut-être au Père et au Fils, mais pensons-nous au Saint-Esprit ? Probablement pas très souvent ! Mais sans le Saint-Esprit, nous n’en serions pas là, car sans Lui, l’Église n’existerait plus depuis longtemps. Sans Lui, les sacrements seraient de simples symboles, et l’hostie ne serait qu’un morceau de pain que l’on n’adorerait pas ! C’est sans doute pour rappeler la place du Saint-Esprit dans la Sainte Trinité qu’à la veille de la Pentecôte le Missel romain nous propose cette messe de veillée, mais c’est sans doute aussi parce qu’il est l’inconnu du bataillon que cette messe est rarement célébrée. dit dans les paroisses; il est difficile de parler du Saint-Esprit.

Deuxième partie; la bonté en personne, ou qui est le Saint-Esprit ?

Dans le Credo, nous affirmons notre foi au « Saint-Esprit qui est Seigneur et vivifiant, qui procède du Père et du Fils et qui reçoit avec le Père et le Fils la même adoration et la même gloire ». » Une autre expression française peut aussi nous aider : Connaissez-vous Madame Tartempion ? «C’est de la gentillesse en personne. » Eh bien dans la Trinité, le Saint-Esprit est « amour en personne ». Dans la Trinité, le Père se donne entièrement par amour à son Fils, il ne garde rien pour lui et le Fils se reçoit entièrement du Père et se rend à lui sans réserve. Cet échange d’amour entre le Père et le Fils, ce don réciproque qu’ils font d’eux-mêmes, c’est la personne du Saint-Esprit. Avez-vous déjà été follement amoureux ? Ou avez-vous déjà tenu un nouveau-né dans vos bras ? Ou avez-vous été submergé de bonheur par la vue sur le paysage depuis le sommet du Mont Guillaume au-dessus d’Embrun ? Si c’est le cas, alors vous savez un peu que l’amour peut « brûler » dans nos cœurs. Eh bien le Saint-Esprit est ce feu d’amour qui brûle, comme le dit le Veni Creator : « Il est le feu, l’amour, la Source vivante ».

Troisième partie, un fleuve d’eau vive, ou comment se renouveler dans le don du Saint-Esprit ?

« De son cœur couleront des fleuves d’eau vive. Il a parlé du Saint-Esprit que recevraient ceux qui croiraient en lui. » Lorsque je préparais mon mariage, j’aimais dire aux mariés que leur amour est comme une étincelle du feu de l’amour de Dieu.

Ezéchiel, dans sa prophétie des ossements desséchés, rapporte une promesse de Dieu, ce fut notre deuxième lecture : « Nos os sont desséchés, notre espérance est détruite, nous sommes perdus ! » C’est un peu la situation de notre monde actuel, celui du manque d’espoir. Le Pape nous a donc offert jeudi de l’Ascension une « bulle » d’espérance, mais qui ne se veut pas une parenthèse, mais un moyen de se renouveler dans l’Espérance par le don de l’Esprit Saint ; une Année Sainte en 2025 ! Sa bulle d’indiction du grand jubilé, que vous pouvez lire sur le site Internet du diocèse, nous invite à l’espérance et est d’une actualité brûlante dans notre société où domine un imaginaire apocalyptique, car, comme le dit l’Apôtre Paul : « L’espérance ne décevoir. » C’est la réponse du Saint-Esprit à la peur qui peut nous habiter, dans une société terrorisée par des perspectives d’avenir catastrophiques, avec des sites d’information en continu qui nous maintiennent esclaves de nos angoisses et nous paralysent. A cela le Pape répond avec force : « L’humanité ne se dirige pas vers un abîme ». Il reconnaît qu’il y a lieu de s’inquiéter. « L’imprévisibilité de l’avenir, dit-il, suscite parfois des sentiments contradictoires : de la confiance à la peur, de la sérénité au découragement, de la certitude au doute. Nous rencontrons souvent des personnes découragées qui envisagent l’avenir avec scepticisme et pessimisme, comme si rien ne pouvait leur apporter le bonheur. Que le Jubilé soit pour chacun l’occasion de raviver l’espérance. » Fin de citation.

« C’est pourquoi, continue Ézéchiel, vous leur direz : Ainsi parle le Seigneur Dieu : J’ouvrirai vos tombeaux et je vous ferai sortir, ô mon peuple, et je vous ramènerai au pays d’Israël. (…) Je mettrai mon esprit en toi, et tu vivras. »

Chers frères et sœurs, voici ce qui se passe à chaque Eucharistie : le prêtre s’adresse à Dieu le Père et lui demande d’envoyer son Esprit sur le pain et le vin : « Dieu notre Père, nous t’en supplions par Jésus : sanctifie ces offrandes en les versant. ton Esprit sur eux ; qu’ils deviennent pour nous le corps et le sang de Jésus » (Prière eucharistique II). Saint Ephrem, cité par saint Jean-Paul II dans sa grande encyclique sur l’Eucharistie « Ecclesia de Eucharistia vivit », écrivait : « Jésus a appelé le pain son corps vivant, il l’a rempli de lui-même et de son Esprit. […] Et celui qui le mange avec foi mange le Feu et l’Esprit […]. Prenez-en un peu, mangez-en tout et mangez le Saint-Esprit avec. (EE § 17) Chers amis, recevoir l’Eucharistie, c’est manger du Feu et de l’Esprit ! Le fleuve d’eau vive coule dans nos âmes principalement par les sacrements. A ces occasions, le plus souvent lors de l’Eucharistie ou de la Confession, mais aussi quand Il le veut, nous recevons une nouvelle effusion de l’Esprit.

Alors ce soir, prions avec confiance le Saint-Esprit : « Saint-Esprit, je crois que tu es en moi depuis mon baptême et ma confirmation, je te reçois dans chacun des sacrements, alors je t’en supplie, viens et raviver l’amour, la foi et l’espoir enfouis au plus profond de moi. Venez ouvrir mes tombeaux. Venez gratter la Source que j’ai pu laisser enfouie. »

A Lourdes, rappelez-vous que Bernadette, sur les instructions de la Vierge Marie, a gratté la terre. D’abord il y avait de la boue, puis peu à peu l’eau a commencé à couler, et des millions de personnes en boivent maintenant chaque année. C’est une bonne occasion de vous inviter au pèlerinage diocésain à Lourdes la première semaine d’octobre. Ce sera une excellente façon de gratter notre sol pour que des rivières d’eau vive coulent de nos cœurs !

Puisse cette veillée messe y contribuer. Oui, le Saint-Esprit vient au secours de notre faiblesse, parce que nous ne savons pas prier correctement. Que l’Esprit lui-même intercède pour nous ! Amen.

 
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