« retrait immédiat » de la réforme demandée par quatre présidents d’outre-mer

« retrait immédiat » de la réforme demandée par quatre présidents d’outre-mer
« retrait immédiat » de la réforme demandée par quatre présidents d’outre-mer

Quatre présidents d’outre-mer réclament le « retrait immédiat » de la réforme constitutionnelle à l’origine des émeutes en Nouvelle-Calédonie. Le texte est signé par la présidente de la région Réunion Huguette Bello (à gauche), qui est l’une des initiatrices, ainsi que par ses homologues de Guadeloupe Ary Chalus (majorité présidentielle), de Martinique Serge Letchimy (à gauche) et de Guyane Gabriel. Serville (à gauche).

« Seule la réponse politique mettra fin à la montée des violences et empêchera la guerre civile », écrivent les signataires de cette tribune publiée par le portail de médias publics Outre-mer la 1ère.

Elle est également paraphée par près d’une vingtaine de parlementaires représentant ces territoires d’outre-mer, mais aussi la Polynésie française, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

“Une trahison de l’esprit des accords de Matignon”

Les élus dénoncent une « modification sans consensus de tous les partenaires » qui « constitue une trahison de l’esprit et de la lettre des accords de Matignon (en 1988) et Nouméa (en 1998) ». Ces accords prévoyaient l’instauration de la citoyenneté calédonienne et « la pleine reconnaissance de la culture kanak ». Juridiquement, l’État avait attribué un statut tout à fait unique à la Nouvelle-Calédonie en autorisant son propre pouvoir exécutif administré par un gouvernement collégial.

Le retrait de la réforme est « une condition préalable à la reprise d’un dialogue apaisé », ajoutent-ils.

Selon les signataires, « la réponse sécuritaire qui consiste à mettre en place des mesures exceptionnelles – interdictions de circuler, assignations à résidence, perquisitions, ainsi que l’envoi de policiers et de gendarmes supplémentaires – n’apporte pas de solution ». « Ces réponses répressives risquent de générer une spirale de violence et de compromettre le retour au calme attendu », craignent-ils.

Un Congrès faute d’accord

La réforme vise à élargir le corps électoral aux élections provinciales de Nouvelle-Calédonie, au risque de marginaliser « encore plus le peuple autochtone kanak », selon les indépendantistes. Le texte a été adopté par les députés, après les sénateurs, dans la nuit de mardi à mercredi.

Ce texte devra encore être voté par les parlementaires réunis au Congrès, à moins qu’un accord sur un texte global entre indépendantistes et loyalistes n’intervienne au préalable.

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, son homologue au Sénat, Gérard Larcher, et plusieurs parlementaires de tous bords politiques ont demandé vendredi lors d’une réunion à Matignon une mission de dialogue pour apaiser la crise, mais le consensus semblait moins clair. .

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Les violences ont fait six morts depuis lundi, la dernière en date samedi après-midi, un Caldoche (Calédonien d’origine européenne) à Kaala-Gomen, dans la province du Nord. Les cinq autres morts sont deux gendarmes et trois Kanak, dans la métropole de Nouméa. Reprendre le contrôle devrait être une tâche à long terme pour la police, alors que les routes sont toujours coupées et les dégâts continuent.

« Des écoles ont de nouveau été détruites », ainsi que « des pharmacies, des centres d’approvisionnement alimentaire vitaux, des espaces commerciaux », a énuméré dimanche le Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie Louis Le Franc, ajoutant : « Nous commençons à manquer de ressources. nourriture. »

 
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