Dialogue sur la Palestine à la HETS

Dialogue sur la Palestine à la HETS
Dialogue sur la Palestine à la HETS

Les étudiants et la direction de la HETS ouvrent un dialogue sur la Palestine

Publié aujourd’hui à 14h15

Tandis que le dialogue semble cassé entre les étudiants de l’Université de Genève et le rectorat sur la question palestinienne, la Haute Ecole de Travail Social (HETS) a emprunté un chemin différent. Son association étudiante et sa direction ont adopté une déclaration commune que la Tribune de Genève a pu consulter. Ils décident « d’ouvrir un dialogue sur le positionnement de l’école dans ce domaine tout en respectant les règles d’un débat démocratique ». Les étudiants s’engagent à « respecter les lieux et les horaires d’ouverture des HETS ».

Par ailleurs, les deux parties expriment leurs craintes d’un « risque de violation de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide » concernant l’offensive israélienne en cours à Gaza. Ils condamnent « toutes les formes de racisme, d’antisémitisme et d’islamophobie, ainsi que les messages incitant à la poursuite de la violence et de la guerre ».

«Regardons vers la paix»

Le directeur de l’école Jean-Félix Savary indique que cette démarche est conforme au code de déontologie des travailleurs sociaux, favorisant les droits de la personne et l’écoute. « Nous voulons regarder vers la réconciliation et la paix. Bien entendu, tout le monde est sensible à ce qui se passe actuellement. Il est normal de ressentir des émotions fortes à ce sujet», souligne-t-il.

Il poursuit : « Cette crise nous montre l’importance d’avoir une bonne communication au sein de la communauté. Il y a probablement trop de fausses déclarations des deux côtés. Il nous a donc semblé important d’ouvrir des espaces de dialogue, ce qui a été rendu possible par la qualité de notre partenariat avec l’association étudiante.

Une manière astucieuse d’éviter toute agitation ? « Nous nous concentrons trop sur la question des occupations et pas assez sur leur exigence de dialogue. Leur objectif n’est pas l’occupation, mais l’ouverture d’un débat. Si le cadre démocratique est inclusif et respecté, alors on pourra discuter, répond-il. Les étudiants de la HETS s’interrogent sur le rapport aux conflits dans le monde académique. Ils condamnent toutes les formes de racisme, d’antisémitisme et d’islamophobie. Ils s’engagent à respecter toutes les sensibilités et à inclure toutes les parties au débat. Les conditions du dialogue sont donc réunies.»

Des partenariats remis en question ?

Les étudiants et la direction s’interrogeront particulièrement sur les collaborations de la HETS avec différents instituts. « Dans le consortium académique dont fait partie le domaine, il y a aussi une université israélienne. Nous devons analyser tous nos partenariats, y compris ceux palestiniens, et pas seulement dans cette région du monde.»

Certains pourraient conclure que les étudiants ont reçu un laissez-passer gratuit pour leurs positions pro-palestiniennes. « À la HETS, c’est un mouvement d’indignation contre la guerre et non pro-palestinien », estime Jean-Félix Savary. Nous ne devons pas tomber dans le piège de nous ranger du côté de l’un des belligérants. Nous devons condamner toute violence et regarder vers la réconciliation et la paix. C’est une ligne rouge et la seule contribution possible pour le travail social.»

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Émilien Ghidoni est journaliste à la Tribune de Genève depuis août 2022. Il couvre notamment les questions de mobilité et la commune de Vernier. Il est titulaire d’une maîtrise en journalisme et d’un baccalauréat en relations internationales.Plus d’informations @emilien_ghidoni

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