Mais que signifient ces vacances de mai ? – .

Mais que signifient ces vacances de mai ? – .
Mais que signifient ces vacances de mai ? – .

Ce week-end c’est la Pentecôte qui est la suite de l’ascension. Pouvez-vous nous dire ce que signifient ces deux jours fériés ?

L’ascension est une ascension, la montée de Jésus. Il disparaît de notre vue et monte au ciel. A partir de là, on entre dans une époque où l’Église doit se débrouiller un peu, si j’ose dire. Neuf jours plus tard, c’est la Pentecôte et nous recevons ce grand don du Saint-Esprit. Elle se manifeste par des apparitions assez éblouissantes, saisissantes. Il y a donc les langues de feu et la capacité de communiquer dans différentes langues. C’est le miracle de la Pentecôte.

Après, il y a encore la fête de Dieu qui est particulière à Fribourg. Que fête-t-on ce jour-là ?

Tout d’abord, nous célébrons un contraste. Il est vrai que le calendrier liturgique célèbre généralement des événements. Noël célèbre une naissance, à Pâques il y a une résurrection. Ce sont donc des événements. Nous arrivons là à deux dates qui ne sont pas des événements, mais une synthèse ou une récapitulation de la foi chrétienne. C’est d’abord la fête de la Trinité, le dimanche après la Pentecôte. Nous nous demandons qui est Dieu. Le jeudi suivant est la fête de Dieu, solennité du corps et du sang du Christ. C’est la célébration de la présence perpétuelle et incessante de Jésus dans nos vies. Il y a ce grand cortège dans la ville de Fribourg si le temps le permet. A Fribourg, il y a certaines particularités, dont ce cortège.

Nous partons du collège Saint-Michel pour aller à la cathédrale. Que fais-tu pendant ce cortège ?

Tout est construit pour que l’attention de tous soit focalisée sur ce grand soleil doré qui souligne la présence de Jésus ressuscité. Personnellement, j’aurai aussi une arrière-pensée. Lorsque l’évêque Charles Morerod m’a installé avec le reste de l’équipe pastorale, il avait de telles difficultés à marcher que la distance entre la tête et la sortie de la cathédrale prenait douze ou quinze minutes. Trois jours plus tard, il y a eu une opération d’urgence et tout ce qui a suivi. Là, le voyage sera plus long, donc j’espère vraiment voir un évêque en meilleure forme, qui pourra porter ce grand soleil.

Cette période rassemble-t-elle davantage de personnes dans les églises ?

Je ne pourrais pas vous le dire, car j’ai le privilège d’être assez nouveau. Si la population profite de l’occasion pour être dans la nature et renforcer ses liens avec des origines plus lointaines, c’est une bonne chose, si j’ose dire. Je dirais que ce ne sont pas les jours où l’influence est la plus forte. En revanche, il existe des célébrations très populaires comme les premières communions. Il y a encore du regroupement familial là-bas. Entre les vacances qui nous invitent à aller ailleurs et les célébrations marquantes, ce sera un équilibre cinquante-cinquante, je pense.

Vous êtes en place depuis septembre. Avez-vous trouvé votre rythme de croisière au sein de cette équipe pastorale ?

Depuis ma naissance, je n’ai jamais trouvé quelle est ma vitesse de croisière. En revanche, j’ai trouvé mon épanouissement. J’ai été extrêmement bien reçu et je me sens à l’aise. Je me sens soutenu et encouragé de mille façons. Ce système est encore très nouveau pour moi et plein de choses me font écarquiller les yeux. Je pense que les gens apprécient ce que je peux apporter ou ma façon d’être. Pour moi, c’est un grand encouragement. Honnêtement, je travaille pas mal, donc j’espère aussi qu’à un moment donné, nous pourrons passer plus de temps dehors. Mon véritable rêve serait d’être plus tourné vers l’extérieur, vers les gens normaux et moins dans l’arrière-boutique. En même temps, vous devez toujours gérer cette arrière-salle, et c’est l’un de mes rôles importants.

 
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