Les diplômés en design de l’Université Laval exposent – ​​.

Divisée en deux espaces distincts, l’exposition met en lumière les travaux de diplômés du baccalauréat en design graphique et en design de produits de l’Université Laval. L’aboutissement d’environ trois années d’études pour la plupart d’entre eux.

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Parmi les produits présentés, on retrouve le rasoir duo destiné aux personnes ayant des limitations physiques. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Bien que principalement axé sur le réseautage et les célébrations en famille et entre amis, Première exposition sera également l’occasion pour un peu plus de 90 étudiants de présenter leurs projets au grand public le 18 mai.

Au cœur du bâtiment La Fabrique, dans le quartier Saint-Roch, les visiteurs découvriront d’emblée beaucoup de créativité, mais aussi « d’audace ».

« Nous sentons que [les finissants] avoir envie de couleurs, chercher de nouvelles techniques et pousser l’audace plus loin », affirme la responsable de l’événement, Audrey Pedneault, en entrevue à Soleil.

Innover pour le mieux

Comme une bouffée d’air frais, plusieurs duos ont imaginé et conçu de nouveaux objets pour répondre concrètement à une problématique de leur choix.

Parmi les produits présentés, on retrouve notamment un distributeur automatique de fruits et légumes frais qui permettrait de conserver les aliments en plus d’offrir des collations santé dans les lieux achalandés ; un rasoir ergonomique et inclusif pour les personnes ayant des limitations physiques ; ou encore un « stimulateur de zone érogène » pour les personnes handicapées.

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Oscal Valdivia et sa collègue Marikym Hains voulaient proposer un produit qui prolongerait l’autonomie des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Rencontré lors du montage de la salle, Oscar Valdivia a souhaité créer un outil qui prolongerait l’autonomie des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Avec sa collègue Marikym Hains, ils ont conçu un dispositif simple d’utilisation qui rappelle à l’utilisateur un rendez-vous, la prise de ses médicaments ou encore les étapes générales de la journée (prendre son café, se laver, etc.).

Comme leurs confrères, le duo a d’abord dû faire plusieurs recherches afin de bien cibler les enjeux entourant leur problématique. Notamment en fouillant tout ce qui avait été écrit sur le sujet, mais aussi en rencontrant des experts et des soignants qui constatent au quotidien les impacts de la maladie d’Alzheimer.

“[Marikym et moi], nous trouvons qu’il est important que le design ait une dimension humaine. Et la maladie d’Alzheimer est une maladie en pleine croissance au Québec », souligne Oscar.

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Une quinzaine de produits innovants sont présentés au cœur de l’exposition. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Sans répondre à une problématique sociale, plusieurs diplômés ont également tenté d’améliorer la manière dont les publics aménagent leurs espaces de vie. En imaginant par exemple un nouveau modèle de climatisation ou encore en créant une toute autre façon d’éclairer les pièces, en utilisant les moulures.

Anne-Frédérick Couture et Maude Lechasseur ont décidé de s’attaquer aux balcons mal conçus. Des petits espaces souvent mal aimés, mais qui ont pourtant le potentiel de devenir de petites oasis en centre-ville.

Ensemble, ils ont imaginé deux sortes de structures cylindriques qui auraient le potentiel de se transformer en pot de fleur ou en bac de rangement et même en banc ou table.

“[En faisant le concept], nous devons vraiment prendre en compte toutes les parties prenantes. Dans une copropriété par exemple, le produit ne doit pas accrocher au mur. Vous ne pouvez pas modifier la propriété. Lors de l’arrosage des plantes, l’eau ne doit pas couler chez le voisin du dessous », énumère Anne-Frédérick en exemple.

Du concept initial jusqu’au business model, les deux étudiants ont souhaité créer un produit qui donnerait envie de prendre l’air sur son balcon, d’habiter et de végétaliser cet espace souvent gris et bétonné mais pourtant plein de potentiel. . Surtout dans un contexte où la concentration de la population dans les villes ne fera qu’augmenter dans les années à venir.

>>>Plusieurs affiches et packagings colorés attendent les visiteurs dans la salle dédiée aux projets de fin d'études en graphisme.>>>

Plusieurs affiches et packagings colorés attendent les visiteurs dans la salle dédiée aux projets de fin d’études en graphisme. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Côté graphisme, des affiches informatives, des packagings de produits et autres « projets libres » à caractère artistique sont exposés. Un tout autre monde où Matys Ouimet et ses collègues présentent leurs créations respectives créées au cours des trois années de leur parcours.

Parmi ses produits, Matys Ouimet a notamment inventé un « livre conceptuel » autour d’un texte basé sur « notre rapport aux nouvelles technologies, comment elles nous emprisonnent, comment elles impactent nos vies ».

Résultat? Une œuvre en réalité augmentée qui fait totalement écho à sa thématique initiale : ce n’est qu’en scannant avec un téléphone les gravures réalisées sur quelques disquettes ancien que les visiteurs auront la possibilité de lire le texte original.

L’exposition Première exposition des cycles supérieurs en design graphique et design de produits de l’Université Laval sera ouverte gratuitement au grand public le samedi 18 mai au 3e étage du pavillon La Fabrique. Notez que l’entrée se fait par la rue Saint-Hélène.

 
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