une dernière marche un peu trop haute après une saison déjà vertigineuse

une dernière marche un peu trop haute après une saison déjà vertigineuse
une dernière marche un peu trop haute après une saison déjà vertigineuse

Plus le rêve est doux, plus le réveil est brutal. Et c’est presque un seau d’eau qui a sorti de leurs rêves les joueuses de Basket Landes ce vendredi, lors du match retour de la finale de la Ligue féminine. Une (très) large défaite (114-88) sur le parquet d’un Villeneuve-d’Ascq intraitable et qui fait un champion indiscutable. Quand les joueurs de Julie Barennes ont révélé certains manques que leur courage et leur abnégation avaient su masquer toute l’année. De quoi les porter tout au long de l’une des plus belles saisons de l’histoire du club. Pas de quoi remporter un titre improbable.

Le Palacium, déjà rassuré par la victoire de l’ESBVA six jours plus tôt à Mont-de-Marsan (66-70), n’a jamais envisagé une seconde la défaite. Normal, quand vos Guerrières s’amusent à claquer un 11-0 dans les deux premières minutes face à un Basket Landes resté aux vestiaires. Puis 14-0, puis on arrête un peu de compter.

«Ils étaient très habiles. Nous n’avons pas mis le curseur défensif que nous aurions dû mettre. En termes d’intensité, ils étaient au-dessus. On a eu une vague dès le début, qui a duré tout le match», sourit Marie Pardon du mieux qu’elle peut. Le jeune leader (23 ans) a vécu un week-end en dents de scie, entre sélection dans la liste des 18 Bleus pour préparer l’Euro, et donc naufrage en finale face à l’ESBVA.

« Dans le match, je ne sais même pas s’il y a des choses à analyser, poursuit-elle. A juste titre : les Landais, et tous ceux qui suivaient le match, ont très vite compris qu’il n’y aurait pas de match. Intraitable presque tout au long de la saison à domicile, le groupe de Julie Barennes a cependant connu des difficultés à l’extérieur. Trop pour se remettre d’un tel raz-de-marée pris d’emblée. « A domicile, on arrive à se dépasser, mais on a eu plus de difficultés à l’extérieur, toute l’année », rappelle le sélectionneur bleu et blanc. Nous ne sommes donc pas surpris. Là, vous prenez le prix fort, car une entrée 14-0 à l’extérieur… »

Tueuses en formation

« Nous sommes hors de nous, dépassés par l’enjeu. Ça va vite Villeneuve, donc on s’éclate. Ils sont pleins de confiance et nous sommes pleins de doutes. On les regarde jouer, on est débordés. On prend notre manque d’expérience en face, souffle Julie Barennes. Je pense aussi qu’on ne l’a pas bien compris. Ce sont des choses qui peuvent aussi s’apprendre. »

Avec deux finales perdues cette saison, le jeune groupe landais, âgé de 23 ans de moyenne, sait effectivement sur quels axes travailler dans un futur proche. Meilleure gestion des déplacements et du stress des grands matches, et les Landais pourraient devenir les tueurs qu’ils ont rencontrés ce vendredi. Seuls Kendra Chery, Alexis Peterson et Angela Salvadores quitteront le club, quand devraient arriver Leila Lacan et l’Américain Destiny Slocum, même si le club n’a pas communiqué à ce sujet.

Le cadre restera donc le même, et il a sans doute pris un regain de calcium, solidifié par l’expérience de l’Euroligue, une troisième place et une invincibilité en championnat lors de la saison régulière. Mais aussi par ces cruelles défaites en finale de Coupe de France contre Bourges et en finale LFB contre Villeneuve-d’Ascq. Dont le coach Rachid Meziane se veut prophétique : « J’ai dit à Julie à la fin du match : tu seras encore là l’année prochaine, et tu seras encore meilleure. »

 
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