le vol d’outils électroportatifs, un phénomène qui touche les marques, les individus et les collectivités

le vol d’outils électroportatifs, un phénomène qui touche les marques, les individus et les collectivités
le vol d’outils électroportatifs, un phénomène qui touche les marques, les individus et les collectivités

PASnouveau cas de vol de matériel d’entretien d’espaces verts dans le Sud-Gironde. Mardi 30 avril, en milieu d’après-midi, deux individus circulant à bord d’un véhicule ont volé deux souffleuses à feuilles dans le stock d’un magasin de labour à Captieux. Le signalement a permis l’interpellation rapide des auteurs des faits par une patrouille de gendarmerie du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie de Langon-Toulenne (Psig).

Les deux individus ont d’abord refusé d’obtempérer. La fouille de leur véhicule a révélé les objets volés ainsi que d’autres outils dont les prévenus n’ont pu expliquer l’origine. Présentés devant le procureur de Bordeaux deux jours après les faits, ils ont été jugés et condamnés à une peine de prison ferme sous le régime du bracelet électronique.


Les équipements électriques portables et les outils d’entretien des espaces verts sont une cible privilégiée des voleurs.

Jérôme Jamet

Il s’agit d’un des derniers cas de vol d’équipements électriques portables. Un phénomène qui touche aussi bien les marques, les garages privés que les ateliers communautaires locaux. Faciles à transporter et faciles à revendre sur le marché de l’occasion, ces équipements techniques sont depuis plusieurs mois une cible privilégiée des malfaiteurs.

Origne et Uzeste dans la même nuit

1euh Mai, dans la nuit, les ateliers municipaux des communes d’Uzeste et d’Origne ont été cambriolés. Deux débroussailleuses, trois tronçonneuses, deux perceuses, un compresseur, une meuleuse, un souffleur, un brûleur thermique, un perche d’élagage, des outils et du carburant ont été volés dans l’atelier d’Uzeste. « Il y a plus de 4 000 euros de matériel. Sans compter le vol des clés du tracteur et du camion qui nécessite le changement des serrures pour un coût de 860 euros », rapporte le maire Eric Douence.

« La vidéosurveillance n’est pas ma philosophie, c’était même impensable. Mais le monde change »

A Origne, la porte trois points de l’atelier municipal a été brisée et tout le matériel a disparu. « Nous avons des factures d’une valeur de 10 000 euros que l’assurance va couvrir. Mais cela n’inclut pas les vieux matériels qui fonctionnaient encore mais qui n’ont plus aucune valeur aujourd’hui et qu’il faudra encore remplacer », souligne Vincent Dedieu. C’est la deuxième fois en quatre ans que le village forestier est ainsi pillé. « C’est dur pour une petite ville comme la nôtre », commente le maire déçu.

Les particuliers ne sont pas épargnés. Début avril, des cambrioleurs ont forcé les portes de huit remises et garages dans des hameaux situés à l’extérieur de la commune de Saint-André-du-Bois, un village de l’Entre-deux-Mers, emportant tous les outils précieux. Le week-end précédent, une habitante de Saint-Symphorien s’est fait cambrioler son garage. Un tracteur à gazon, une moto d’essai, quatre tronçonneuses, un compresseur, un motoculteur, un souffleur, un sécateur, des bidons de diesel. « Ils m’ont tout pris. Je n’avais que du matériel de marque. Je vais m’équiper contre les voleurs», raconte Martine Duprat, qui a porté plainte.

Un groupe arrêté

À la fin de l’année dernière, une série de 14 cambriolages ont touché une dizaine de communes du Réolais, de l’Entre-deux-Mers et du Langonnais. Une bande de cinq individus a été interpellée fin janvier par les gendarmes dans le cadre d’une opération bien définie. Les perquisitions ont permis de retrouver environ 80 objets volés ainsi que 423 grammes de cannabis.

Victime de cette série de vols, la commune de Saint-Pardon-de-Conques n’a pu récupérer qu’une tronçonneuse. « Le préjudice a été estimé à 23 000 euros et nous avons été indemnisés à hauteur de 10 000 euros par l’assurance. En récupérant la TVA, nous avons perdu 11 000 euros en la matière», calcule le maire Gilbert Blangero. « Pour notre ville, ça coûte. »

Alarme et vidéoprotection

«C’est un phénomène qui s’accentue depuis environ deux ans», constate l’assureur d’une commune du Sud Gironde. « Ce que nous recommandons, c’est de mettre en place un système de vidéosurveillance. Ce n’est pas la solution miracle, mais je pense que toutes les collectivités finiront par s’équiper », estime l’assureur. Chez Origne, nous y réfléchissons sérieusement. « La vidéosurveillance n’est pas ma philosophie, c’était même impensable. Mais le monde change», déplore le maire. Les élus de Balizac également, où tout le matériel a été volé en novembre dernier, réfléchissent actuellement à s’équiper. A Saint-Pardon-de-Conques, la commune a franchi le pas avec un système à l’intérieur des ateliers. “Il fonctionne très bien. Cela nous permet déjà de prendre quelqu’un en flagrant délit. Nous connaissions la personne. Nous lui avons fait peur. C’est comme ça, il faut faire la police», regrette le maire Gilbert Blangero.

 
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