pour une meilleure prise en charge des personnes âgées

pour une meilleure prise en charge des personnes âgées
pour une meilleure prise en charge des personnes âgées

Des conditions de travail qui se dégradent de plus en plus, des conditions de rémunération à la hauteur : que ce soit à domicile ou dans les Ehpad (établissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes), dans le secteur public ou privé, le manque de personnel et de matériel a de lourdes conséquences sur les personnes âgées dépendantes. personnes. C’est ce qu’ont indiqué les différents professionnels âgés rencontrés lors du rassemblement du jeudi 16 mai 2024, après que les représentants syndicaux ont été reçus par l’ARS 37 (direction départementale de l’Agence régionale de santé d’Indre-et). -Loire).

Ils ont reçu une écoute attentive et polie, mais aucun progrès : « Nous avons été entendus. Ils sont conscients des problèmes mais disent que ce ne sont pas eux qui décident. Ils se renvoient la balle. »résume Alexandre Robert pour FO santé.

« Nous manquons sérieusement de personnel »

« Nous manquons sérieusement de personnel »déplore un premier soignant de Preuilly-sur-Claise. « Normalement, le ratio est d’un résident – ​​un soignant. Mais en fait tout le monde est compté (administratif, services généraux, etc.). Résultat, il y a un agent pour nettoyer dix toilettes (comme au CHRU de Tours). Idéalement, nous devrions être trois, mais deux serait bien. »

Sous couvert d’anonymat – « parce que la direction prend les noms et sait faire pression après”dit un délégué syndical – certains parlent aussi des économies qu’on leur demande de faire sur les consommables : soupes, compotes… quand il ne s’agit pas de couches et de changements complets de couches. « L’objectif demandé ? Changeons-les le moins possible. »

« Les personnes âgées, c’est toute ma vie »

« Les personnes âgées sont toute ma viecontinue cet autre. Pour moi, ce sont de véritables bibliothèques de connaissances. Mais la manière dont nous devons y faire face aujourd’hui n’est pas possible. »

Toilettes alignées, repas à la fronde, sans oublier les soins… que faire quand on est seul devant trop de résidents ? «Cela devient de la maltraitance institutionnelle. » Au point de constater l’apparition d’escarres, de mutisme, de malnutrition et de violences entre patients… « On a l’impression qu’on ne s’occupe pas des humains. » Certaines voix s’élèvent pour dénoncer une gestion inhumaine. « On ne gère pas une maison de retraite comme une usine. » La déshumanisation des relations de travail, la place croissante laissée aux robots (“voir les standards téléphoniques”) sont également pointés du doigt. Certaines personnes abandonnent et s’épuisent. Une situation qui ne fait qu’empirer.

« Nous avons alerté les maires, députés et sénateurs du département, insiste Alexandre Robert. Ils doivent prendre conscience du problème et agir auprès du gouvernement. »

En termes de demandes

Le syndicat FO Santé entend lutter notamment pour :

> recrutement massif de personnel qualifié,

> une augmentation du ratio soignants/patients,

> la titularisation des contractuels en CDI dans le secteur privé,

> une prime de vieillesse pour tous et son intégration dans les soins de base,

> plus de départs en formation,

> l’allocation de 183 € du Ségur pour ceux qui n’en bénéficient toujours pas,

> l’augmentation des salaires et du point d’indice,

> le respect de la réglementation relative aux horaires de travail et aux congés,

> l’annulation de la contre-réforme des retraites.

 
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