L’Open VLD, un parti qui n’exclut pas de rejoindre les rangs de l’opposition

L’Open VLD, un parti qui n’exclut pas de rejoindre les rangs de l’opposition
L’Open VLD, un parti qui n’exclut pas de rejoindre les rangs de l’opposition

Le président annonce la couleur

Tel un navire prenant l’eau de toutes parts, l’Open VLD s’accroche comme une bouée à Alexander De Croo, persuadé que la personnalité du Premier ministre suffira à peser sur les prochaines élections. Mais cette stratégie laisse sceptique. “La popularité de comètes politiques telles que Marc Verwilghen et Maggie De Block a rarement eu des répercussions sur le parti. Cela ne fonctionne que si le leader incarne réellement le parti, comme Conner Rousseau et Bart De Wever aujourd’hui, ou comme Yves Leterme, Steve Stevaert et Guy Verhofstadt dans le passé, analyse Noël Slangen, chroniqueur de journal Les dernières nouvelles. De Croo incarne parfaitement ce qui ne va pas chez les libéraux.»

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Selon cet expert des milieux libéraux, l’Open VLD est devenu un parti zombie. “Ça bouge toujours, mais on ne détecte plus le moindre signe de vie, souligne le chroniqueur. Les libéraux ont joué tous leurs atouts pour obtenir le poste de premier ministre, mais qu’en font-ils ? À chaque tentative de réforme, le Premier ministre constate que le gouvernement manque de motivation, alors que c’est justement à lui de créer cette motivation. De plus, l’électeur en a assez de la politique opportuniste du parti, caractérisée par des dynasties et des clans.»

Besoin de sang neuf

Aujourd’hui, l’incompréhension au sein du parti est à son comble. Les militants sont frustrés parce que les dirigeants du parti – le Premier ministre Alexander De Croo, le ministre de la Justice Paul Van Tigchelt, le député de Courtrai Vincent Van Quickenborne et le président de l’Open VLD Tom Ongena – continuent de tout régler entre eux. Cette façon de faire renforce encore le sentiment de mutualité et l’idée que tout est décidé par une poignée de personnes.

La plupart des observateurs en Flandre le disent : le parti libéral a besoin d’une cure de jouvence, il doit redorer son image ternie par d’incessantes querelles internes. Il lui faut surtout faire table rase du passé, remettre les pendules à l’heure. Il a besoin de sang neuf.

L’Open VLD est au pouvoir depuis 25 ans, soit plus longtemps que les autres partis centristes. Guy Verhofstadt dirigeait l’équipe libérale en 1999, partageant le pouvoir avec Karel De Gucht et Marc Verwilghen. «Les libéraux flamands sont au pouvoir depuis un quart de siècle, c’est long, trop long» résumé Peter van Aelst, professeur de sciences politiques à l’Université d’Anvers.

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La N-VA, redoutable concurrente

Le glas de l’Open VLD sonnera-t-il bientôt ? On dit que la Flandre compte plus d’électeurs libéraux que d’électeurs de l’Open VLD. Bien entendu, le libéralisme a encore un avenir en Flandre. “Mais, pour l’électeur, Open VLD ne constitue plus une réponse crédible à ces enjeux. Le parti libéral, sur ce point, est dépassé par la N-VA qui tient un discours libéral similaire.»observe Peter Van Aelst qui rappelle qu’en Wallonie, le MR n’a pas de concurrent comme c’est le cas pour le parti libéral en Flandre.

Malgré tout, Alexander De Croo veut y croire. Il dit notamment avoir protégé le pouvoir d’achat durant son mandat. Et affirme que l’économie belge est restée performante malgré les crises. Mais cela suffira-t-il à convaincre l’électeur ?

 
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