Dernières mises à jour sur Fort Mac, Fort Nelson

Dernières mises à jour sur Fort Mac, Fort Nelson
Dernières mises à jour sur Fort Mac, Fort Nelson

Des incendies à l’échelle d’une ville s’abattent sur des communautés isolées de l’Ouest canadien alors que les intervenants et les résidents se préparent au pire.

La saison des incendies de forêt de 2024 a commencé et elle s’annonce après la destruction sans précédent de l’année dernière, avec des milliers de kilomètres carrés déjà consumés.

Voici les dernières mises à jour en première ligne :

Combien d’incendies brûlent actuellement ?

Les derniers rapports du Centre interagences canadien des feux de forêt (CIFFC) dénombrent 125 feux de forêt actifs à travers le pays. À l’heure actuelle, 79 de ces incendies sont répertoriés comme étant sous contrôle, ce qui signifie qu’une propagation ultérieure est empêchée, 14 autres étant suffisamment contrôlés pour rester dans des limites prédéterminées et 32 ​​se propageant hors du contrôle des pompiers.

Les agences provinciales de l’Alberta et de la Colombie-Britannique combattent actuellement le plus grand nombre d’incendies, soit 46 et 44 respectivement, suivies de neuf en Saskatchewan, huit dans les Territoires du Nord-Ouest, six au Manitoba et trois au Nouveau-Brunswick. Neuf autres feux actifs relèvent de la compétence de Parcs Canada.

Depuis le début de cette année, 1 011 incendies de forêt ont collectivement brûlé environ 385 000 hectares (près de 4 000 kilomètres carrés) de terres canadiennes.

Où se trouvent actuellement les plus grands incendies de forêt ?

Parmi les incendies de forêt dont l’état a été récemment mis à jour via le CIFFC, certains des plus importants sont regroupés dans le coin nord-est de la Colombie-Britannique, dans et autour de la communauté de Fort Nelson. Cinq incendies de forêt, d’une superficie allant de 10 000 à plus de 80 000 hectares, ont été mesurés depuis mardi dans un rayon de 100 kilomètres autour de la ville, tous considérés comme se propageant de manière incontrôlable.

Un de ces incendies près de Parker Lake, à seulement quelques kilomètres à l’ouest de la communauté, s’était propagé rapidement jeudi, atteignant près de 13 000 hectares, contre 8 400 plus tôt dans la semaine. Le maire de Fort Nelson a confirmé mercredi des dommages à au moins une maison au milieu d’ordres d’évacuation affectant près de 5 000 habitants.

«La municipalité régionale des Rocheuses du Nord a émis un ordre d’évacuation pour la ville de Fort Nelson et ses environs, ainsi que pour la Première nation de Fort Nelson, en raison d’un incendie de forêt», indique une alerte provinciale mise à jour dimanche. «Cet incendie de forêt constitue une menace pour la vie et la sécurité. Les résidents concernés doivent évacuer maintenant.

Dans une lueur d’espoir, les prévisions météorologiques pour les prochains jours indiquent un système dépressionnaire se dirigeant vers la région nord de la Colombie-Britannique, ce qui devrait atténuer l’activité des incendies de forêt.

Pendant ce temps, en Alberta, un incendie de près de 20 000 hectares près de Fort McMurray s’est légèrement atténué jeudi, se maintenant à moins de six kilomètres des limites de la ville.

Huit ans après les incendies de 2016 qui ont chassé 80 000 résidents de la région de Fort-McMurray et incendié plus de 2 000 maisons, l’incendie de cette année a forcé des alertes d’évacuation dans toute la région, avec 6 600 résidents qui ont quitté leur domicile jusqu’à mardi prochain, au plus tôt.

Les autorités provinciales ont déclaré mercredi aux journalistes que l’incendie de forêt devrait ralentir au cours de la journée, avec des vents susceptibles de le repousser de la ville, donnant ainsi aux pompiers une fenêtre cruciale pour progresser vers le confinement.

Selon une mise à jour mercredi des dossiers du CIFFC, l’incendie de Fort McMurray demeure hors de contrôle. Les autorités gouvernementales ont instauré une interdiction de faire des incendies, fermé des écoles et établi un centre d’accueil à Edmonton, à environ 375 kilomètres au sud.

Parmi les incendies les plus notables se trouvent également plus à l’est, où un incendie de plus de 30 000 hectares brûle près de Flin Flon, au Manitoba, à la frontière centrale de la Saskatchewan.

Les lotissements de chalets à proximité et la communauté de Cranberry Portage, au Manitoba, ont été touchés alors que les ordres d’évacuation ont mis des centaines de personnes hors de danger.

Un coordonnateur local des urgences a déclaré mercredi à CTV News que même si les températures plus fraîches de la nuit précédente pourraient s’avérer utiles, la situation reste grave. Le moment du retour chez eux des résidents déplacés reste une question ouverte.

De plus amples informations sur les incendies locaux peuvent être obtenues auprès de leurs services provinciaux de lutte contre les incendies de forêt respectifs.

Quelle est la cause des incendies ?

Les rapports du CIFFC montrent que mercredi, 13 nouveaux incendies de forêt ont été signalés à travers le pays, mais que seuls deux d’entre eux ont été déterminés comme étant d’origine naturelle. Plus de la moitié des nouveaux incendies ont une origine humaine.

Plus largement, parmi les 1 031 incendies actuellement répertoriés dans la base de données publique du centre, 715 sont d’origine humaine, et 262 autres sont indéterminés.

« Ne soyez pas cette personne pendant la saison des incendies de forêt », lit-on dans un communiqué du gouvernement de l’Alberta en avril.

Là où il y a du feu, il y a de la fumée

Alors que les incendies font rage dans le nord, les vents devraient transporter la fumée dans une courbe tentaculaire vers l’ouest du Manitoba jusqu’à la côte du Pacifique jeudi, dérivant au-delà de l’île de Vancouver et de la frontière américaine et même revenant vers l’est, au-delà de Calgary et à nouveau à travers l’Alberta.

Les responsables gouvernementaux de la santé préviennent que la fumée des incendies de forêt peut fluctuer dans le temps et selon les zones, et encouragent les résidents se trouvant sur le chemin à surveiller leur indice de qualité de l’air local pour se protéger des risques potentiels pour la santé. Des notes élevées sur une échelle de 1 à 10 signifient qu’il est recommandé d’éviter les activités de plein air intenses.

La qualité de l’air peut également être vérifiée à travers le pays grâce au système d’alerte météorologique d’Environnement Canada.


Avec des fichiers de CTV News Winnipeg, Edmonton, Vancouver et National, ainsi que de - Canadienne.

 
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