« L’avenir de l’agriculture au Sénégal dépend de sa succession générationnelle », Yoro Idrissa Thioye

« L’avenir de l’agriculture au Sénégal dépend de sa succession générationnelle », Yoro Idrissa Thioye
« L’avenir de l’agriculture au Sénégal dépend de sa succession générationnelle », Yoro Idrissa Thioye

« Apporter des solutions aux maux de l’agriculture et rompre avec les approches précédentes ». C’est du moins l’avis du représentant du Conseil national de concertation et de coopération des cadres ruraux (CNCR) qui soutient que l’avenir de l’agriculture au Sénégal dépend de sa succession générationnelle. Il s’est exprimé sur le thème : « Les agriculteurs et les grands défis de la LOASSP dans le contexte politique actuel », ce jeudi dans le cadre du Projet PSS.

Lors de sa présentation, le spécialiste en Politique Agricole, Yoro Idrissa Thioye est revenu sur un certain nombre de difficultés liées à l’agriculture, comme la baisse continue des rendements, la baisse de la fertilité des sols, le manque de maîtrise de l’eau, une réglementation foncière mal adaptée, faible niveau de formation des agriculteurs, insécurité alimentaire, faibles revenus agricoles, etc.

D’autre part, M. Thioye appelle à rompre avec les approches antérieures en se réappropriant le processus d’élaboration des politiques agricoles par les acteurs, en impliquant la représentation nationale dans l’élaboration des politiques et en renforçant les orientations stratégiques du secteur primaire. Ce qui permettra pour lui de marquer un changement de logique, de rendre lisible sa politique agricole, et de traduire dans le texte juridique la priorité accordée à l’agriculture.

L’expert agricole a également invité l’Etat à revaloriser l’image sociale des métiers agricoles et à initier un partenariat pour une nouvelle économie rurale.

S’exprimant sur le domaine de la protection sociale des personnes travaillant dans l’agriculture, le représentant du CNCR précise : « Les agriculteurs ont toujours des difficultés à accéder aux services sociaux essentiels alors même qu’ils ont droit à une protection sociale appropriée. Le système de financement agricole et rural reste toujours inefficace et efficient. En moyenne, 73% des crédits sont à court terme, 23% à moyen terme et seulement 4% à long terme alors que les besoins d’investissement sont énormes au sein des exploitations familiales, pour l’installation des jeunes et l’autonomisation des femmes. « .

Concernant la stratégie nationale d’intégration pour l’installation des jeunes dans les chaînes de valeur agro-sylvo-pastorales et halieutiques, Yoro Idrissa Thioye soutient que « l’avenir de l’agriculture au Sénégal dépend de sa succession générationnelle. Malgré l’existence d’une politique nationale de jeunesse, les réponses apportées sont sectorielles et souffrent d’un manque de cohérence et de synergie. Ce qui, selon lui, « justifie la nécessité d’une meilleure gouvernance et d’un meilleur soutien politique ».

 
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