Ligoté, torturé, violé… un Alésien de 56 ans victime de violents home-jacking, les malfrats lui ont pris 700 euros

Ligoté, torturé, violé… un Alésien de 56 ans victime de violents home-jacking, les malfrats lui ont pris 700 euros
Ligoté, torturé, violé… un Alésien de 56 ans victime de violents home-jacking, les malfrats lui ont pris 700 euros

Deux hommes et une femme sont impliqués dans ce homejacking d’une extrême violence.

Après plusieurs mois d’enquête minutieuse, les policiers du commissariat d’Alès sont parvenus à identifier les suspects d’un home-jacking. Les faits sont particulièrement sordides et remontent au 5 décembre.

Un homme de 56 ans, habitant en centre-ville, reçoit la visite de trois individus cagoulés, deux hommes et une femme. La victime, considérée comme vulnérable, est agrippée, ligotée et battue. Les trois malfrats menacent de brûler l’homme. Ils l’aspergent de liquide inflammable et mettent leur menace à exécution en lui brûlant la main.

Les actes de violence se poursuivent. L’un des suspects coupe le doigt de la victime pour pouvoir lui donner de l’argent.

Une opération avec le Raid

Dans leur délire, les trois complices s’en prennent à leur victime et lui infligent des violences sexuelles homophobes accompagnées d’un flot d’insultes. Un gode est inséré dans sa bouche.

Après avoir récupéré la carte bancaire, l’Alésien, toujours ligoté et cagoulé, est chargé dans une voiture. Il est acheminé vers plusieurs points de la ville, où l’argent est retiré. Au total, environ 700 € sont prélevés sur son compte.

Le calvaire de la victime prend fin lorsqu’elle est jetée en ville. L’homme a eu du mal à se rendre chez un ami qui a alors alerté les secours.

Une enquête de plusieurs mois par le commissariat d’Alès

Le dossier est confié aux policiers du commissariat, sous l’autorité du parquet d’Alès. Les images de vidéosurveillance sont analysées, comme les caméras des commerces et des banques du centre-ville.

Les investigations vont révéler les débuts d’une relation entre la victime et une femme de 43 ans. Il lui arrive d’emprunter son véhicule. La femme décrète que la voiture a besoin d’être réparée. Et comme elle connaît un mécanicien à Bessèges, elle s’occupe de tout. En fait, cette manœuvre vise à soutirer de l’argent à l’homme mis en confiance. Son rôle dans le home-jacking reste à définir, mais elle aurait pu servir d’entremetteuse, voire d’appât pour piéger la victime.

Les individus susceptibles d’être présents dans l’appartement sont identifiés. Il s’agit de deux hommes âgés de 30 et 34 ans et d’une femme.

Les suspects présentés au palais de justice de Nîmes ce vendredi

Ce mardi, des interpellations ont été lancées à Saint-Ambroix et Bessèges. Mal connu et peut-être armé, le suspect âgé de 30 ans a été interpellé par le Raid.

Ce mercredi matin, l’entremetteuse présumée de 43 ans a été à son tour interpellée.

Le procureur de la République d’Alès, Abdelkrim Grini, indique que « La garde à vue a été prolongée ce jeudi matin. Pour la qualification des faits, il s’agit d’extorsion aggravée en bande organisée, d’actes de torture et de barbarie, de viol. Les accusés risquent la prison à vie.

Ce jeudi soir, compte tenu du caractère pénal de cette affaire, le parquet d’Alès s’est désisté au profit de la maison criminelle de Nîmes. Les trois suspects sont déférés ce vendredi matin au palais de justice de Nîmes pour mise en examen et probable détention provisoire.

 
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