Le syndicat des étudiants condamne les occupations

Le syndicat des étudiants condamne les occupations
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L’Union des étudiants suisses (UNES), la principale organisation représentative des étudiants du pays, condamne les occupations d’universités liées au conflit israélo-palestinien. Elle dit se « distancier de toute affirmation à caractère antisémite, islamophobe ou discriminatoire ». Il précise cependant que le droit de manifester et de se réunir doit néanmoins être préservé et protégé.

«Les actions de protestation et les occupations dans les universités constituent un moyen légitime et important d’exprimer son opinion. Toutefois, la ligne de l’antisémitisme, de l’islamophobie et de la discrimination ne doit jamais être franchie. Avec leurs revendications parfois discriminatoires et leurs appels à la violence, les mouvements étudiants actuels perdent toute légitimité », déclare Nadège Widmer, co-présidente de l’UNES.

“Nous tenons cependant les universités pour responsables de l’aggravation actuelle de la situation qui a conduit aux occupations”, poursuit Widmer, qui affirme que depuis le 7 octobre 2023, elles encouragent un climat de silence qui empêche tout discours constructif et ouvert. .

L’UNES ajoute qu’elle constate une forte polarisation dans les médias, « qui éclipse le discours rationnel et la science empiriquement prouvée. L’implication émotionnelle empêche un débat constructif. Les universités doivent donc proposer de manière proactive des espaces d’approches et de discussions scientifiques sur un conflit très complexe, au lieu de le censurer.

« Les établissements d’enseignement supérieur sont un espace de débat politique. C’est pourquoi l’UNES exige que le droit à une expression libre, mais non discriminatoire, soit préservé. Mais cela signifie également que les demandes d’un boycott général de la collaboration scientifique, comme l’ont réclamé certains occupants, doivent être rejetées. La liberté scientifique implique une diversité d’opinions fondées sur des faits. Cette diversité d’opinions est également cultivée par les établissements d’enseignement supérieur du monde entier, c’est pourquoi les demandes de boycott se généralisent et nuisent au discours scientifique et non discriminatoire.

Des manifestants pro-palestiniens ont notamment demandé de cesser de collaborer avec certaines universités israéliennes. « Aucun établissement d’enseignement supérieur ou groupe de chercheurs ne doit être exclu de la collaboration pour des raisons politiques ou en raison de son origine ethnique ou religieuse », selon Nadège Widmer, coprésidente de l’UNES.

L’UNES appelle les étudiants protestataires à s’abstenir de tout slogan discriminatoire, antisémite ou islamophobe et à tenir compte du débat demandé avec les directions des établissements d’enseignement supérieur, lorsqu’il est proposé. « Nous encourageons les étudiants à s’impliquer dans les organisations étudiantes locales pour faire part de leurs préoccupations. »

L’UNES appelle également les universités à gérer les occupations de manière non violente et à renoncer aux plaintes pénales. De plus, ils doivent proposer une discussion non discriminatoire sur le conflit.

Nadège Widmer, coprésidente de l’UNES, souligne : « Il est essentiel que nos universités soient un lieu sûr pour tous les étudiants, quelle que soit leur origine ethnique ou religieuse. Nous devons nous opposer activement à toutes les formes de discrimination et créer un espace pour un discours constructif et fondé sur des faits.

 
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