La Belgique ne facilite pas la tâche des industries comme Caterpillar et Van Hool

La Belgique ne facilite pas la tâche des industries comme Caterpillar et Van Hool
La Belgique ne facilite pas la tâche des industries comme Caterpillar et Van Hool

La fermeture de Caterpillar, la faillite de Van Hool ou encore les récents problèmes chez Audi Bruxelles : toutes ces entreprises ont rencontré des difficultés à maintenir une activité industrielle productive en Belgique. Dans la question ? “Des coûts salariaux plus élevés que ce qui se pratique ailleurs», estime un rapport de l’IESEG School of Management signé par Eric Dor.

Leader européenne malgré elle

La Belgique est le leader européen en termes de coût salarial horaire dans l’industrie manufacturière. Cette valeur a en effet «dépassé, en 2023, son équivalent mesuré dans tous les autres pays de l’Union européenne», précise le rapport. A 52,5 euros de l’heure, le coût salarial de l’industrie manufacturière belge est désormais le plus élevé de toute l’Union européenne, devant l’Allemagne (46,2 euros), les Pays-Bas (44,3 euros) et la France (40,6 euros).

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Concrètement, le coût salarial comprend le salaire brut, les cotisations patronales et sociales, le précompte professionnel et autres avantages extra-légaux. “L’écart des coûts salariaux industriels entre la Belgique et ces pays voisins est très préoccupant car ils sont des concurrents directs.», regrette l’IESEG School of Management.

La situation ne laisse aucun doute, la Belgique est moins attractive que ses voisins européens pour les industries manufacturières. “Les entreprises réexaminent constamment la répartition de la localisation de leur production entre les différents pays, en fonction d’une série de critères dont le coût salarial. Le maintien de la production industrielle en Belgique nécessite de compenser le niveau plus élevé des coûts salariaux par une forte croissance de la productivité basée sur une forte robotisation, qui réduit l’emploi, et sur des avantages fiscaux très onéreux pour les finances publiques.», examine Eric Dor dans le rapport, ajoutant que «Les coûts salariaux relativement élevés en Belgique ont longtemps constitué un obstacle à l’implantation et à la croissance des activités industrielles sur le territoire du pays.».

Le rapport ajoute également que la part de l’industrie manufacturière dans la valeur ajoutée brute totale de la Belgique a suivi une tendance à la baisse, passant de 20,6% en 1997 à 13,2% en 2023.

 
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