Transports publics | Ottawa ferme la porte à l’avancement du financement

Transports publics | Ottawa ferme la porte à l’avancement du financement
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(Québec) Le gouvernement fédéral dit non à une demande des municipalités et du gouvernement caquiste d’avancer un programme d’investissement dans le transport collectif prévu pour 2026.



Mis à jour hier à 17h15

Patrice Bergeron

- Canadienne

Ottawa met déjà de l’argent sur la table et c’est aux provinces et aux villes de mener à bien les projets, a soutenu mercredi le premier ministre Justin Trudeau.

La semaine dernière, la ministre des Transports, Geneviève Guilbault, déplorait le manque de sources de financement fédéral depuis la fin d’un programme d’investissement en 2023.

Le président de l’Union des municipalités du Québec, Martin Damphousse, a également demandé à Ottawa d’en faire davantage.

En conférence de presse à Québec, M. Trudeau a pour sa part laissé entendre qu’il n’était pas nécessaire d’avancer le programme d’investissement prévu pour 2026.

Il a indiqué qu’une enveloppe de trois milliards de dollars est déjà allouée chaque année au pays pour les transports publics, avant même l’entrée en vigueur du programme appelé Fonds permanent des transports publics, également doté de 3 milliards par an, en 2026.

“Nous effectuons (déjà) ces investissements”, a-t-il déclaré.

Ce n’est pas quelque chose qui commence en 2026, c’est quelque chose qui commence à devenir permanent à partir de 2026.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Il a donné en exemple le financement fédéral de 1,4 milliard déjà accordé au projet de tramway québécois, qui provenait de l’enveloppe déjà existante de 3 milliards par année. Le projet est toutefois sur la glace en attendant la proposition que CDPQ-Infra soumettra en juin.

M. Trudeau suggère que les provinces et les municipalités devraient d’abord terminer les projets avant de demander d’autres fonds.

« Nous nous attendons à ce que ce partenariat avec la province, avec les villes, soit solide pour pouvoir réaliser des investissements majeurs pour les citoyens. »

Une Source fédérale proche du dossier a indiqué à - Canadienne que l’enveloppe actuelle avait déjà permis de financer les grands projets proposés par les provinces et qu’on arrivait pratiquement au bout de la liste des projets, d’où l’intervalle de temps fixé pour 2026 pour allouer une enveloppe permanente de 3 milliards par an.

Ottawa souhaite que les provinces puissent d’abord choisir de prioriser les projets et également finaliser ceux qui devraient l’être.

Lors d’un sommet de l’UMQ sur le transport collectif vendredi dernier, M.moi Guilbault a pour sa part déploré le fait qu’il n’y ait pas de programme fédéral d’investissement dans le transport collectif entre 2023 et 2026.

« C’est pour cela que nous aimerions qu’un programme fédéral soit mis de l’avant, car nous avons un vide pendant lequel nous n’avons aucune Source de financement fédéral », a-t-elle déclaré.

De son côté, le président de l’UMQ, M. Damphousse, avait fait appel à Ottawa.

« Honnêtement, il ne faut pas le négliger, le gouvernement fédéral a une responsabilité importante », a-t-il soutenu.

« Le gouvernement fédéral doit jouer un rôle de premier plan dans le développement du transport collectif au Québec. Nous les interrogerons, soyez-en sûrs. »

 
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