L’extension de la scierie d’Égletons fait débat

C’est un projet qui fait débat depuis des années maintenant. La scierie d’Égletons, qui souhaite s’agrandir, a fait un pas de plus en ce sens ce lundi 13 mai 2024. En effet, un conseil communautaire a eu lieu, au cours duquel la vente de la scierie a été discutée. maison de Madame Monjanel, 85 ans, qui est située dans le territoire ciblé pour le projet d’extension.

“Cela m’a vraiment fait mal au cœur.”

Lors de ce conseil communautaire, le propriétaire de la maison était présent. Tout comme une soixantaine d’opposants, qui s’étaient d’abord rassemblés sur le site de la scierie pour manifester leur soutien à la vieille dame. « Cela m’a vraiment fait mal au cœur. On parle de notre maison, on sait très bien qu’en Corrèze les gens y mettent tout leur cœur et toute leur vie »s’indigne Amande Dewaele, conseillère régionale Nouvelle-Aquitaine du groupe des écologistes. “On en parlait comme d’un problème financier, et elle était là… Il y avait beaucoup de malaise dans la salle.”

Ce projet est soigneusement étudié par l’entreprise responsable de la scierie. Rachetée il y a quelques années par un groupe landais, le projet est de faire de cette scierie la plus grande et la plus performante de France. “Mais au milieu de tout ça, il y a une victime, c’est Madame Monjanel”explique Mme Dawaele. « Elle est installée là depuis 1970. Ça se passait très bien avec la scierie, il n’y avait pas de soucis particuliers, elle habitait à côté sans problème. La communauté de communes a demandé l’expropriation de deux agriculteurs, qui se sont vu confisquer une partie de leurs terres pour ce projet d’extension. », explique le conseiller régional. Une expropriation validée par le tribunal.

10 opposants au projet et 3 abstentions

Lors du conseil communautaire, un vote a été soumis concernant la vente de cette maison par la communauté de communes à la scierie. Un vote qui a recueilli 10 oppositions, et 3 abstentions, sur une quarantaine de votants. « Il y a de la colère, de la tristesse pour la dame, de la gêne… On se demande comment les élus peuvent vivre avec ça »dit Amandine Dewaele. “C’est une dame qui habite sur leur territoire, quand même…”

«Lorsque des questions ont été posées par l’opposition, telles que ‘pourquoi est-il urgent de vendre cette maison alors qu’un appel a été interjeté contre cette décision de justice ?’, on nous a répondu qu’il fallait ‘de l’argent’.

Une « précipitation » dans les procédures qui n’est pas comprise par les opposants au projet. « Depuis qu’il y a un appel, tout est bloqué. Alors à quoi bon se précipiter ? On nous dit que les jeunes en situation de pauvreté ont besoin de travailler. Il y aura des emplois créés, c’est sûr, mais c’est trop peu par rapport au désastre écologique et surtout au problème humain que cela pose”elle explique.

Quoi qu’il en soit, le projet a été suspendu pour le moment par l’entreprise, malgré la décision favorable du conseil communautaire. Selon l’entreprise, l’objectif est avant tout d’éviter les conflits, et le projet a été suspendu en raison de nombreuses procédures en cours. De leur côté, les opposants assurant que “l’histoire ne s’arrêtera pas là”. Affaire à suivre donc, alors qu’un autre rassemblement est prévu côté Creuse, à Guéret, le 30 juin devant l’usine de pellets.

 
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