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SÉNÉGAL-SANTE-RECOMMANDATION / Un dermatologue appelle l’Etat à interdire la commercialisation des produits dépigmentants – Agence de presse sénégalaise – .

SÉNÉGAL-SANTE-RECOMMANDATION / Un dermatologue appelle l’Etat à interdire la commercialisation des produits dépigmentants – Agence de presse sénégalaise – .
SÉNÉGAL-SANTE-RECOMMANDATION / Un dermatologue appelle l’Etat à interdire la commercialisation des produits dépigmentants – Agence de presse sénégalaise – .

Dakar, 15 mai (APS) – La dermatologue Fatimata Ly a invité l’État du Sénégal à prendre ses responsabilités face aux effets dévastateurs de la dépigmentation, en interdisant la commercialisation des produits utilisés à cet effet.

« Il faut interdire la commercialisation des produits dépigmentants. Il est temps que chacun se lève pour stopper ce fléau qui continue de faire des victimes », a déclaré le professeur de dermatologie.

Elle s’est exprimée mercredi lors d’une journée de sensibilisation des jeunes filles du lycée Kennedy de Dakar, organisée par l’association “Toujours Kennediennes” (TK).

Selon le président de la Société Sénégalaise de Dermatologie, le Rwanda a interdit la commercialisation des produits dépigmentants, la Côte d’Ivoire s’est malheureusement limitée aux produits contenant des corticoïdes, la Mauritanie a récemment rejoint les pays qui ont interdit ces produits.

“Malheureusement, depuis l’introduction des produits dépigmentants au Sénégal en 1974, l’Etat n’a pris aucune mesure pour les interdire”, a-t-elle regretté.

« La dépigmentation ne se limite pas aux produits cosmétiques. Il existe également des médicaments qui, selon le code des pharmacies, ne doivent pas être vendus en dehors des pharmacies. Or, les produits de la famille des « vates », clomovate, dermovate, etc. contenant des corticoïdes, se trouvent facilement dans les commerces de proximité », déplore le dermatologue.

Selon Fatimata Ly, ces produits contiennent de la bétaméthasone, un corticostéroïde puissant que « même les dermatologues ont du mal à se procurer pour soigner leurs patients, mais qui est disponible sans ordonnance sur le marché ».

“C’est à l’Etat qui est conscient de ce qui se passe de prendre des engagements forts, d’autant que nous envoyons régulièrement des notes en ce sens aux autorités de tutelle”, suggère-t-elle.

Mme Ly souhaite que les produits dépigmentants ne soient plus commercialisés, rappelant qu’ils posent un véritable problème de santé publique.

« La dépigmentation esthétique volontaire entraîne toujours des complications pour ceux qui s’y adonnent. Les yeux, les reins, sans oublier la peau, sont les premiers organes touchés », prévient-elle.

NSS/ABB/OID

 
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