Stellantis ouvre les portes de la France et de l’Europe aux voitures électriques chinoises Leapmotor

Stellantis ouvre les portes de la France et de l’Europe aux voitures électriques chinoises Leapmotor
Descriptive text here

La fusion en octobre dernier de Stellantis, quatrième constructeur automobile, avec la start-up Leapmotor en a surpris plus d’un.

L’intention d’importer des modèles Leapmotor avait été clairement annoncée et le calendrier est désormais connu : c’est pour la rentrée, en septembre 2024. Avec deux modèles : la citadine T 03 déjà importée depuis fin 2022 et qui a pas encore rencontré de succès. Et le nouveau C10, un SUV familial encore méconnu de nous.

Mais qu’est-ce qui a poussé ce géant de l’automobile à unir son destin à ce petit constructeur chinois qui n’est que 45ème dans son pays ? « Il n’est pas question de laisser le marché des voitures électriques à 20 000 euros ou moins aux mains des Chinois » justifie Carlos Tavares, patron de Stellantis. Mais cette stratégie qui consiste à dérouler le tapis rouge à une entreprise chinoise qui produit dans des conditions de concurrence complètement faussées peut encore paraître choquante.

Le choix est d’autant plus surprenant que, dans l’univers Stellantis, il existe déjà une Fiat 500 électrique pas très loin en termes de prix et que, à la rentrée, une Citroën e-C3 arrive également au même prix que le chinois !

Mais Carlos Tavares en est sûr. Il envisage d’aller plus loin : pour éviter la suppression du bonus imposé aux véhicules électriques construits hors d’Europe, il indique que, pour la production de Leapmotor sur le sol européen, “Rien n’est gravé dans le marbre et la décision viendra plus tard.” L’usine historique de Fiat en Pologne pourrait accueillir la fabrication de modèles chinois dont le rythme de sortie est annoncé à un nouveau modèle par an !

Une situation internationale bancale

Si Stellantis parvient à un tel accord, c’est aussi parce que l’Europe, tardive à introduire des réglementations claires concernant les importations de voitures chinoises, apparaît faible et indécise. Tout le contraire des États-Unis, où une augmentation drastique des taxes sur la vente des modèles chinois vient d’être annoncée : 100 %, au lieu de 25 % !

Ce qui surprend également, c’est le prix annoncé du petit Leapmotor T 03. Lors de son lancement en France il y a un an et demi, son prix était de 25 990 € : 3 690 € de plus que la Dacia Spring. Avec de moins bonnes performances. Espérons en tout cas que la multiplication des véhicules électriques à bas prix fera globalement baisser les prix.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV les volleyeurs de Civray privés de finale par le règlement
NEXT L’US Gorée et Génération Foot éliminés, Douanes, Jeanne d’Arc, Dial Diop et Cayor Foot remontent huitièmes