La bétonisation de la Wallonie inquiète

La bétonisation de la Wallonie inquiète
La bétonisation de la Wallonie inquiète
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Près de 1 100 km² de sols vivants ont été aménagés en zones constructibles et plus de la moitié ont déjà été aménagés ou artificialisés.

La Région wallonne est couverte par 23 plans sectoriels adoptés entre 1977 et 1987. Ces plans déterminent les différentes utilisations du sol : zones urbanisées pour l’habitation, les loisirs, les activités économiques, etc., ou au contraire espaces verts, zones forestières et agricoles…

Près de 1 100 km² de sols vivants (forêts, champs, pâturages…) ont été reconvertis en zones constructibles et, en quarante ans, plus de la moitié ont déjà été bâtis ou artificialisés.», s’inquiète le réseau, qui regroupe une cinquantaine d’associations de protection des territoires et des ressources.

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Impact environnemental

Cependant, cette artificialisation des sols a un impact sur l’environnement : les surfaces en béton ne permettent pas au sol d’absorber l’eau, augmentant les risques d’inondations ; de nombreuses espèces sont délogées de leur habitat, réduisant la biodiversité… Mais aussi sur la santé de la population. Les villes sont par exemple plus vulnérables à la chaleur.

LE “mesures vagues« Les pouvoirs publics wallons vont ralentir la construction en béton et l’étalement urbain »ne sont pas à la hauteur de l’urgence», souligne Occupons le terrain. A l’approche des élections régionales du 9 juin, le collectif lance donc une campagne de sensibilisation baptisée « Stop au béton maintenant ».

Plusieurs actions

Dans la province de Luxembourg, le réseau fera paître les animaux sur une partie encore naturelle d’une zone industrielle pour rendre visible l’extension de ces activités sur des terres agricoles.

A Louvain-la-Neuve, l’accent sera mis sur le développement de grands projets immobiliers de type lotissement. Ces projets bénéficientpromoteurs et industriels, sans résoudre la crise du logement pour les personnes précaires», dénonce Occupons le terrain.

A Liège, un oiseau artificiel fera le tour des sites ciblés à la recherche d’un lieu où s’installer.

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Enfin, Namur, siège du gouvernement wallon, accueillera la dernière action le dimanche 26 mai.

Les enjeux régionaux sont importants puisque c’est la Région qui intervient pour le rachat de terrain ou l’indemnisation.», explique Jean Peltier, membre d’Occupy the Field.

Plaintes

Le réseau demande donc une révision du plan de filière à l’échelle wallonne d’ici 2030 pour «protéger définitivement les terrains définis comme constructibles mais présentant un intérêt environnemental et/ou agricole.» Il plaide également pour le maintien en l’état des terres inscrites en zones agricoles, forestières, naturelles et espaces verts, ainsi que pour le contrôle des prix des terres agraires et l’exclusion des activités non nutritionnelles. Enfin, la Région doit accompagner les communes qui demandent une modification du plan de secteur pour rendre les terrains constructibles inconstructibles, estime le collectif.

Atteindre “changements structurels», d’autres actions seront également prévues à l’approche des élections municipales du 13 octobre.

 
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