Un « plan d’alerte aux frontières » signé entre la Belgique et le Luxembourg

Un « plan d’alerte aux frontières » signé entre la Belgique et le Luxembourg
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Rendre les frontières quasiment imperméables en cas d’événement de forte intensité, tel est l’objectif affiché par le « plan d’alerte aux frontières » belgo-luxembourgeois signé ce mardi à Arlon. Des représentants de la Police Grand-Ducale, de la Police Fédérale belge ainsi que les gouverneurs des provinces de Luxembourg et de Liège étaient présents pour ratifier ce projet de longue date.

Dans le cadre de la coopération policière transfrontalière entre les deux pays, les textes signés visent donc à améliorer la réactivité opérationnelle, pour garantir une réponse coordonnée et efficace aux urgences qui pourraient survenir le long de la frontière belgo-luxembourgeoise.

Concrètement, les textes comprennent un ensemble de dispositions visant à coordonner les réponses opérationnelles belges et luxembourgeoises face à des événements majeurs, quelle que soit leur origine, susceptibles de troubler gravement l’ordre public d’un ou des deux côtés de la frontière. Par exemple, des événements susceptibles de menacer des vies humaines ou de provoquer des atteintes majeures à l’intégrité physique comme des attentats terroristes, des vols, des accidents d’avion ou de train, etc.

Mobiliser des ressources dans un délai raccourci

Cela concerne également les événements susceptibles de compromettre la sécurité ou la libre circulation des personnes et des biens, comme les manifestations de protestation ou les blocages. Mais aussi des événements susceptibles de nuire à l’environnement comme un accident nucléaire ou une catastrophe naturelle.

Ainsi, les textes permettent de mobiliser dans un délai court un dispositif opérationnel concerté entre les équipes sur le terrain à la frontière belgo-luxembourgeoise. « Le déclenchement de ce Plan d’Alerte aux Frontières par les autorités belges ou grand-ducales conduira au placement d’équipes de contrôle aux différents postes frontières afin de pouvoir soit contrôler les déplacements des usagers sous forme de contrôles approfondis, soit informer les utilisateurs d’une menace ou d’un risque. Cela se fait sur les axes routiers, mais aussi sur les axes ferroviaires», a expliqué le directeur coordinateur administratif de la police fédérale belge pour la province de Luxembourg, Christophe Brück, cité par l’agence. Belga.

Pour rappel, cette initiative fait suite aux protocoles signés entre le Grand-Duché de Luxembourg et la Zone Est de la France en 2021. Concernant ce plan belgo-luxembourgeois, il entrera en vigueur le 1er juillet.

Ajoutons également qu’un accord concernant l’utilisation et la gestion des moyens de radiocommunication transfrontaliers existe, depuis octobre 2021, entre le Luxembourg, la Belgique et la France. Ce système de transmission rapide d’informations entre services de police devait donc être renforcé. Elle permet ainsi aux polices des trois pays d’être plus réactives dans les opérations conjointes.

Par ailleurs, depuis octobre 2023, un nouveau traité Benelux sur la police est entré en vigueur. Il permet également d’élargir les possibilités des différentes forces de police transfrontalières et de faciliter les enquêtes policières dans les pays voisins via, par exemple, un meilleur échange de données.

 
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