Quelles conclusions tirer du plafonnement des primes à 10% des revenus dans le canton de Vaud ? – rts.ch – .

Quelles conclusions tirer du plafonnement des primes à 10% des revenus dans le canton de Vaud ? – rts.ch – .
Quelles conclusions tirer du plafonnement des primes à 10% des revenus dans le canton de Vaud ? – rts.ch – .

La Suisse vote le 9 juin l’initiative socialiste qui réclame un plafonnement des primes maladie à 10% des revenus. Ce modèle est déjà en vigueur dans le canton de Vaud depuis 2019. Quelles conclusions peut-on en tirer ?

Rebecca Ruiz, conseillère d’Etat vaudoise, juge que l’expérience, unique en Suisse, est positive.

«Le niveau de vie de nombreuses personnes a été amélioré dans le canton grâce au système des 10%, notamment en permettant à ces personnes de conserver leur pouvoir d’achat», a déclaré le ministre socialiste dans La Matinale.

>> Lire aussi : Le PS propose de plafonner les primes santé à 10% du revenu disponible

«Avant l’instauration du système des 10%, il était courant que certains ménages vaudois doivent consacrer entre 15% et 20% de leurs revenus au paiement de leur assurance maladie», souligne-t-elle.

Le canton note également que les Vaudoises et les Vaudois ont également moins de risques de se retrouver poursuivis.

L’année dernière, la subvention spécifique permettant le plafonnement concernait 16% de la population cantonale. Cette aide a évidemment un coût. Le montant est passé de 81 millions de francs en 2019, à 85 en 2021 et 87 en 2022. Il a bondi l’an dernier à 122 millions, en raison notamment de la hausse des primes maladie.

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Pas applicable à toute la Suisse, selon Pascal Broulis

Les Vaudoises ont largement soutenu le modèle en 2016. Il était alors lié à la réforme de l’impôt sur les sociétés, la RIE III.

L’ancien conseiller d’Etat PLR Pascal Broulis, grand financier de l’époque, estime aujourd’hui que ce modèle est adapté au canton de Vaud.

L’actuel conseiller d’État estime cependant qu’une introduction au niveau national est une mauvaise idée. «Au niveau suisse, cela pose un problème de financement compris entre quatre et cinq milliards, que nous n’avons pas encore trouvé», explique-t-il.

L’UDC dénonce une explosion des coûts

Le rapport vaudois est en revanche vivement critiqué par l’UDC, qui a pourtant soutenu le texte en 2016.

Son président cantonal, Kevin Grangier, dénonce une mesure finalement trop coûteuse: «Depuis son introduction, la charge qu’elle représente dans le budget de l’Etat est chaque année plus importante», déclare-t-il.

Le canton de Vaud fait à ses yeux office de «laboratoire socialiste». «Maintenant, il s’agit d’étendre cela à l’ensemble de la Suisse», note-t-il.

«Cette mesure va faire exploser les coûts au niveau suisse, comme au niveau vaudois», poursuit Kevin Grangier.

>> Consultez également : Profiteriez-vous de l’initiative de limitation des primes ? Notre calculateur

Le Conseil d’Etat ne se prononce pas pour le 9 juin

Le coût de cette subvention spécifique représente actuellement environ 1% des dépenses totales de l’Etat de Vaud, qui s’élèvent à près de 11,5 milliards de francs.

Face à l’incertitude “sur les conséquences en termes de répartition des tâches entre les cantons et la Confédération” en cas de oui le 9 juin, et faute d’unanimité, le gouvernement vaudois a choisi lundi de ne pas commenter les deux points sur la santé soumis au vote.

Sujet radio : Céline Tzaud

Adaptation web : ami

 
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