Carrière : l’appel de l’entrepreneuriat

L’appel de l’entrepreneuriat

Publié aujourd’hui à 11h30

À mon époque, lorsque j’ai quitté l’université, la voie vers le monde des affaires était claire. Diplôme en main, il s’agissait de remplir un maximum d’offres d’emploi pour décrocher un premier stage qui nous permettrait ensuite de gravir les échelons.

Dans le monde dynamique et en constante évolution de l’innovation, il existe d’autres opportunités pour ceux qui sont prêts à prendre des risques et à donner vie à leurs idées. C’est le cas de l’entrepreneuriat, qui représente une opportunité pavée de compétences, de créativité et de soutien institutionnel.

Sur les campus de nos établissements d’enseignement supérieur, comme Incubateur Pulse HESqui est dédié aux projets à impact les plus prometteurs du HES-SO Genève, il existe de nombreuses structures d’accompagnement. Que ce soit le Centre d’innovation scientifique et le Centre pour l’entrepreneuriat de l’UNIGE ou même le Pôle Entrepreneuriat et Innovation de l’UNIL et le Fabrik à la HEIG VD, de plus en plus d’initiatives voient le jour pour soutenir les jeunes pousses de tous les secteurs (c’est-à-dire pas seulement de la tech). Tout au long de leur parcours académique, ils sont propulsés par des formations de qualité, cultivant leur capacité à innover.

Concernant le lieu qui m’inspire au quotidien, Pulse, en ouvrant la porte de cet incubateur, nos entrepreneurs en herbe bénéficient d’un accompagnement qui leur confère des compétences techniques et théoriques adaptées à leurs ambitions tout en les préparant à la complexité et aux enjeux du monde entrepreneurial. .

En pleine période d’appel à projets, voici quelques éléments saillants qui peuvent amener de jeunes diplômés à tenter l’aventure :

  • Une fenêtre d’opportunité – À la sortie de l’école, l’éventail des possibilités est illimité. Les ambitions ne sont pas encore réduites par les contraintes sociales et une certaine forme de résilience permet de tenter des expériences, d’apprendre des échecs et, potentiellement, de remporter de grands succès. C’est donc le moment idéal pour prendre des risques et explorer cette idée innovante qui pourrait enrichir positivement l’avenir.

  • Un démarrage assisté – Jamais auparavant les jeunes entrepreneurs n’avaient eu accès à un tel écosystème d’accompagnement. Les incubateurs comme Pulse offrent non seulement du coaching et de l’expertise, un accès à des sources de financement initiales via des concours et des bourses dédiées aux start-up, mais aussi un réseau de mentors et de pairs, crucial lorsqu’on se lance. . Ces ressources réduisent les risques et augmentent les chances de succès.

  • Un tremplin pour la vie – Quelle que soit l’issue de l’aventure entrepreneuriale, les compétences acquises tout au long du parcours sont inestimables et renforcent le « capital employabilité ». Collaboration, leadership, résilience : ces « soft skills » permettent de se démarquer, que le parcours se poursuive en entrepreneuriat ou sur un parcours professionnel plus traditionnel. En effet, ces compétences sont extrêmement recherchées sur le marché du travail. Ainsi, même si la start-up ne rencontre pas le succès escompté, l’expérience acquise sera un tremplin majeur dans une carrière.

  • Un moteur de changement – L’entrepreneuriat est un moyen puissant d’avoir un impact. C’est une plateforme où la passion et le métier se réunissent pour créer un changement tangible. Que ce soit par l’innovation écologique, sociale ou technologique, les start-up peuvent être à l’avant-garde des solutions permettant de faire face aux grands défis de notre époque.

Démarrer sa propre entreprise peut souvent être un parcours de montagnes russes, mais c’est aussi une aventure qui peut être extrêmement enrichissante. Avec la bonne idée, une préparation adéquate et le soutien nécessaire, l’entrepreneuriat est une voie à envisager après vos études. En tout cas, c’est une voie que j’aurais choisie en quittant la mienne si le Centre Dobson existait… il y a 25 ans !

En conclusion, aux jeunes qui lisent ceci (ou à leurs parents !) : l’entrepreneuriat n’est pas un chemin semé d’incertitudes mais une avenue pavée d’opportunités. La question n’est donc pas « Pourquoi moi ? », mais plutôt « Pourquoi pas moi ? ».

Alors, oserez-vous franchir le pas ? Il est maintenant temps de transformer vos idées en réalité. Osez entreprendre.

PS : Pour toute la communauté HES-SO Genève qui lira cet article et souhaiterait franchir le pas, voici le lien vers postuler.

Caroline Widmer dirige actuellement -Pulse Incubateur HES, l’incubateur de projets innovants des six hautes écoles de la HES-SO Genève. Forte d’une vaste expérience dans les secteurs public et privé, elle suit de près les évolutions technologiques et les innovations qui transforment notre environnement économique, notre société et nos façons de travailler.Plus d’informations

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