Guilbault veut trouver des solutions pour éviter de retarder le projet

Guilbault veut trouver des solutions pour éviter de retarder le projet
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Pressée de toutes parts de créer rapidement un réseau structurant pour le Québec, la ministre Guilbault soutient qu’elle étudie toutes les solutions pour éviter de retarder le projet dans la capitale.

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Quelques jours après la présentation de l’agence Mobilité Infra Québec (MIQ) de Geneviève Guilbault, le cabinet du ministre des Transports n’a pas voulu avancer sur deux questions qui demeurent lancinantes sur le projet de réseau structurant du Québec : le bureau de le fera déjà en place à la Ville sera le maître d’œuvre et le projet pourra-t-il être réalisé en mode collaboratif, ce mode d’approvisionnement adopté par le gouvernement qui permettrait d’économiser du temps et de l’argent ?

« Nous attendons le rapport de la Caisse de dépôt et placement du Québec Infra (CDPQi) d’ici la fin juin. Nous pourrons alors décider de la suite du projet», a indiqué le directeur des communications au cabinet de la ministre Guilbault, Maxime Roy.

Le cabinet ajoute : « Une chose est sûre : améliorer la fluidité au Québec et entre les deux rives est une priorité pour notre gouvernement. Tout est sur la table pour ne pas le retarder.

Dossier de pressage

Lors de sa tournée médiatique la semaine dernière et devant des dizaines de maires de l’Union des municipalités du Québec, M.moi Guilbault a en effet répété que le réseau québécois était l’un de ses trois projets « les plus urgents ». Cela contraste quelque peu avec ses propos tenus lors de l’étude des crédits le 24 avril, où elle parlait de « pré-planification » au Québec. “Nous ne savons pas encore qui réalisera quoi”, a déclaré le ministre.

Le gouvernement souhaite avoir la possibilité de réaliser ses futurs projets complexes en mode collaboratif, ce qui implique des discussions dès le départ et de manière continue avec les futurs concepteurs et constructeurs. Les grandes villes ont déploré le fait qu’elles n’avaient pas cette prérogative, rappelle la porte-parole du Bureau de projet tramway du Québec, Émilie Bégin. « Dans l’état actuel du projet de loi, une modification serait nécessaire pour permettre que le projet soit réalisé en mode collaboratif sous l’égide de la Ville. »

C’est une possibilité, affirme Christian Savard, de l’organisme pro-transports Vivre en Ville. « Nous pourrions décider de prendre le Project Office et lui donner, dans un court projet de loi, des pouvoirs similaires à ceux dont disposera la future agence. C’est l’un des scénarios. Pour lui, il est clair que le mode collaboratif est à privilégier pour le projet québécois.

Pression

Vivre en Ville et six autres organismes continuent de faire pression sur le gouvernement et exigent que le projet soit mis sur les rails au lendemain des conclusions du CDPQi, qui doivent être rendues publiques en juin. «Le compte à rebours se termine dans un mois et la balle sera alors dans le camp du gouvernement pour répondre promptement aux recommandations du rapport», écrivent Accès transports viables, le Conseil régional de l’environnement de la Capitale-Nationale, Équiterre, la Fondation David Suzuki, Québec veut son tramway, Trajectoire Québec et Vivre en Ville dans un communiqué publié lundi matin.

Quant au maintien ou non du Bureau de Projet déjà existant, composé d’environ 160 personnes, « d’après la compréhension de la Ville, différents scénarios de gouvernance seraient possibles. Dans tous les cas, la nécessité de mettre en place un bureau de projet pour assurer la livraison demeure », a indiqué Émilie Bégin.

— Avec la collaboration de Taïeb Moalla

Ce qu’ils ont dit

  • «Le gouvernement doit appuyer sur l’accélérateur dès le dépôt du rapport en s’engageant à ne pas imposer de délais supplémentaires.»— Marc-André Viau, directeur des relations gouvernementales chez Équiterre
  • « Pour les usagers qui s’entassent chaque matin dans le Métrobus bondé, peu importe que le projet se fasse ou non avec la nouvelle agence que veut créer le ministre. L’important c’est que ça aille vite. » — Stéphanie Harnois, de la Fondation David Suzuki
 
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